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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

85e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Zahir reproche à sa sœur de les snober. Yamina n’en revenait pas. Les paroles de son frère cachaient un tas de sous-entendus. Ce dernier ne rate pas l’occasion de lui rappeler qu’elle les regardait de haut parce qu’elle était riche.

Zahir jette son mégot sur le sol et l’écrase sous sa chaussure :
-Voilà… tu es contente ?
Elle ouvre la fenêtre puis revient vers lui :
-De quoi donc voulais-tu m’entretenir, Zahir ?
Il toussote et la regarde bien en face avant de demander :
-Quand iras-tu voir ton notaire ?
-Pourquoi cette question ?
-Parce que je veux t’accompagner.
-Et si je refuse ?
-Tu n’as pas intérêt.
-Je ne vois aucunement l’utilité de ta présence chez le notaire.
-Bien au contraire, j’ai tout intérêt à être auprès de toi dans de tels moments.
Elle soupire et déglutit :
-Où veux-tu donc en venir ?
-Eh bien ma chère sœur, comme nous le savons tous, Slimane, ton cher mari, que Dieu ait son âme et L’accueille dans Son paradis, te lègue tous ses biens, donc une fortune considérable.
Tu as déjà cette grande maison, le magasin, son agence d’import-export, sans compter ses nombreux comptes bancaires qui doivent
déborder.
Avec toute cette fortune, petite sœur, nous sommes tous sortis de l’auberge. Yamina sent la moutarde lui monter au nez. Elle respire bruyamment tout en tentant de calmer les pulsations irrégulières de son cœur. Ses maudits frères, et non moins maudites belles-sœurs ne la laisseront donc jamais en paix ? Elle reprend son souffle et s’efforce de répondre le plus calmement du monde :
-Cette fortune, mon cher frère, m’a été léguée par mon défunt mari. Je suis son héritière la plus légitime. Quant à vous faire sortir de l’auberge comme tu le précises si bien, je crois qu’il va falloir apprendre à être moins gourmands dans la vie, et à ne compter que sur la force de ses bras pour s’assurer un avenir.
-Cela n’avait pas été le cas pour toi.
-Cela a été le cas pour mon mari. Slimane est parti de rien. Tout ce qu’il a amassé, il ne l’a obtenu qu’après un rude labeur. Je n’ai pas l’intention de dilapider cet argent ou permettre à quelqu’un de s’immiscer dans mes affaires personnelles.
Zahir s’emporte :
-Je ne te permets pas de me parler sur ce ton et encore moins de ne faire qu’à ta guise. Tu vas devoir vivre avec nous désormais et te soumettre au règlement intérieur de la maison.
-Quelle maison ?
-La tienne, qui sera la nôtre désormais. Nous sommes trop bien lotis ici pour penser à retourner dans la vieille bicoque de tes parents.
-Je ne le permets pas. Je suis chez moi et personne n’a le droit de m’imposer sa dictature.
Zahir se lève en brandissant un bras menaçant :
-Prends garde à ce que tu débites, petite sœur. Sinon (il brandit son poing) tu auras affaire à moi.

(À suivre) Y. H.


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