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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

88e partie

Résumé : Azzedine venait d’arriver à destination. Un peu hésitant, il descend de son véhicule en frissonnant. Va-t-il pouvoir trouver un terrain d’entente avec Mourad et rentrer avec sa famille au complet ? Mais il savait que cet homme n’avait plus aucun sens de la réalité.

 

Il attend quelques minutes, mais comme rien ne se produisait, il remonte dans son véhicule en se frottant ses doigts engourdis. Ilham dormait toujours. Pauvre petite. Elle avait déjà tant souffert par la passé, et ne voilà-t-il pas que ses peines reprenaient.
Il se met à regarder de tous les côtés.
Le vide et le silence lui tenaient compagnie. Personne n’était en vue. Mourad avait peut-être changé d’avis. Sait-on jamais ?
Quelques minutes passent encore. Soudain, un bruit le fera sursauter. Il se retourne et rencontre le regard dur de l’homme qui se tenait derrière lui.
Azzedine descend vivement.
-Je t’avais demandé de quitter ton véhicule et de m’attendre.
-C’est ce que j’ai fait, mais comme tu n’y étais pas, je suis remonté.
Mourad ricane.
-Enfin, tu as suivi mes instructions. Je vais récupérer Ilham, et je te libère.
Il se glisse jusqu’à la portière arrière et s’y adosse.
-Où sont Anissa et Rafik ?
-Non loin d’ici, tu n’auras qu’à tourner à droite...
Azzedine sentit la colère le gagner.
-Je n’irai nulle part. Tu vas les ramener. Je veux tout d’abord m’assurer qu’ils sont bien vivants.
Mourad ricane encore et brandit son couteau devant lui.
-Ici, c’est moi qui donne des ordres, Azzedine.
-Je n’ai aucun ordre à recevoir de toi.
Sois raisonnable, Mourad, n’aggrave pas les choses. Je veux voir ma femme et mon fils.
-Et moi je veux récupérer ma fille.
-Oui, mais pas avant que je ne récupère Anissa et Rafik. Voyons, elle est là ta fille. Tu le vois bien.
-Hum.
Mourad se met à jouer avec son couteau, et Azzedine remarque que ses mains tremblaient.
-Tu es un homme courageux Azzedine. Quelqu’un d’autre ne m’aurait pas affronté avec autant de tact.
-Assez blaguer. Il fera bientôt nuit, et le froid ici est insupportable. Rafik est malade, et son état nécessite des soins. On dirait que la prison t’a rendu encore plus insensible aux autres.
-La prison ?


(À  SUIVRE)
Y. H.


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