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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

88e partie

Résumé : Alors qu’elle se rendait au boulot, Farida est accostée par Dalila. Cette dernière semblait lui en vouloir et l’exhortait à rester loin de son mari. La jeune femme tente de la rassurer de son mieux. Mehdi ne l’intéressait nullement et puis elle-même était fiancée.

 

Farida jette un coup d’œil autour d’elle. Ses collègues arrivaient l’un derrière l’autre. Quelques-uns la saluèrent avant de se hâter à rejoindre leur bureau. Le parking était déjà à moitié plein et le soleil dardait ses rayons.
-Dalila, je t’assure que tu fais fausse route.
-Bien sûr, le voleur ne reconnaît jamais ses délits.
-Voyons, Dalila. Mehdi est ton cousin, et il t’aime. Il t’a choisie pour épouse.
-Il ne m’a jamais choisie. Notre mariage avait été arrangé par la famille alors que nous étions encore dans les couches.
-Et maintenant vous êtes mariés depuis de nombreuses années.
-Oui. Mais nous n’avons pas d’enfants.
-Ça, c’est une autre paire de manches. C’est Dieu qui décide pour nous.
-Mais Mehdi veut des enfants. Il sera prêt à divorcer et à prendre une autre femme pour s’assurer une descendance.
-Ah ! Je crois comprendre mieux tes appréhensions. Dès que tu m’as rencontrée à l’hôpital, ton cerveau a échafaudé tout un plan.
Elle ébauche un sourire et secoue la tête.
-Mehdi est sûrement aussi malheureux que toi parce que vous n’avez pas d’enfants, mais je suis certaine qu’il ne va pas te quitter pour une autre.
Bien que Mehdi lui ait déjà donné un aperçu sur le sujet, elle hésite un moment puis demande :
-Qui est donc fautif dans cette affaire de procréation ? Toi ou lui ?
Dalila déglutit, puis s’essuie les yeux avant de répondre d’une voix où brillaient toutes ses craintes.
-Nous avons effectué toutes sortes d’analyses. Aucun de nous n’est stérile, selon les médecins. Mais pour la famille, c’est toujours la femme qui est fautive.
Farida eut pitié d’elle.
-Dalila. Je suis une femme active qui a d’autres chats à fouetter que de rôder autour du mari d’une autre. En sus, j’éprouve une profonde amitié pour Mehdi. C’est un gentil garçon et il est très estimé au quartier. Je ne pourrai jamais détruire son foyer, ni provoquer quoi que ce soit dans son ménage. Tu peux dormir sur tes deux oreilles, Dalila. Je ne suis pas celle que tu crois.
Un peu confuse, Dalila lève des yeux larmoyants vers elle.
-Je suis désolée. Je ne voulais pas t’accuser, mais Mehdi ne cesse de parler de toi en des termes élogieux. Tu lui as passé ton véhicule pour le dépanner lorsque sa mère était à l’hôpital et ensuite tu as eu cet accident...
Farida lève la main.
-Arrête avec tes soupçons. Nous sommes voisins et nous nous rendons mutuellement service. Si cela peut te rassurer, je vais tenter de ne plus revoir Mehdi.
Dalila se met à entortiller le bout de son foulard, avant de répondre :
-Je ne veux pas qu’il
apprenne qu’on s’est rencontré.
-Il ne le saura pas. D’ailleurs, je trouve tes arguments tout à fait ridicules.


(À SUIVRE)
Y. H.


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