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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

8e partie

Résumé : Les invités sont arrivés. Farida s’empresse de servir ses jeunes neveux dans la cuisine, puis rejoint le reste de la famille au salon. Elle s’installe près de ses sœurs qu’elle ne voyait que rarement. L’aînée demande de ses nouvelles et la cadette lance des boutades.

 

Farida rit.
-Tu es bien informée, à ce que je constate.
-Maman donne constamment de tes nouvelles. Elle nous a révélé que Merouane voulait hâter le mariage, mais tu t’y es opposée.
Farida ne répondit pas tout de suite. Sa mère venait de servir une soupe toute chaude dans les assiettes, et elle prend sa cuillère pour entamer son repas. La sonnette de la porte la fera se redresser sur sa chaise.
-C’est sûrement Merouane, lance sa mère.
Farida se lève pour aller ouvrir à son fiancé. Ce dernier tenait dans sa main un bouquet de roses multicolores et une grande boîte de pâtisseries.
-Je ne viens pas demander ta main, mais celle de ta maman.
-Quoi ?!
Il rit.
-Khalti Rosa m’a invité. Elle au moins avait pensé à le faire en ce jour
spécial.
-Pourquoi spécial ?
Au même moment, la vieille Rosa sortait du salon.
-Ah ! c’est toi, Merouane. Sois le bienvenu, mon fils.
Le jeune homme s’approche de sa belle-mère pour la saluer et lui tendre les fleurs et les gâteaux.
-C’est pour toi.
-Merci, mon fils, tu n’aurais pas dû, c’est plutôt à nous de t’offrir un gâteau.
Farida lance un regard curieux à son fiancé puis à sa mère. Elle était certaine que ces deux-là lui cachaient quelque chose, mais elle n’arrivait pas à deviner quoi au juste.
-Je ne sais pas ce que vous manigancez tous les deux, mais je n’ai pas beaucoup de temps à perdre pour palabrer, alors que ma soupe refroidit dans mon assiette.
Elle les précède au salon et reprend sa place autour de la table du déjeuner. Merouane salue le reste de la famille et s’attable en face d’elle. Il est tout de suite pris en charge par sa belle-mère, qui ne résiste pas à l’envie de le gâter à sa manière. Elle remplira son assiette de soupe et poussera vers lui la corbeille de pain, en l’exhortant à manger sans plus attendre.
Le déjeuner se déroulera dans une ambiance très détendue. On était déjà au dessert, et Farida s’était levée pour aller chercher la salade de fruits et la tarte au citron qu’elle venait de faire sortir du frigidaire. Ses neveux avaient terminé de déjeuner et se poursuivaient dans le grand couloir. Pour eux, elle avait préparé au préalable une mousse au chocolat, qu’ils avaient dégustée sans se faire prier.
Elle revient donc au salon pour servir des rafraîchissements et remarque l’air malicieux de sa mère et de ses sœurs. Que se passait-il donc ?
Merouane discutait et riait avec ses deux beaux-frères. Il avait une piètre idée des joueurs de la nouvelle équipe de football de leur ville, et ne cachait pas ses appréhensions quant à sa défaite prochaine devant l’équipe visiteuse.
-Encore le foot, chuchote Farida à sa grande sœur. On dirait que les hommes n’ont que cette distraction.
-Bof ! Avec tous les matchs programmés chaque semaine, ils sont à l’affût des dernières équipes promues. C’est un passe-temps comme un autre pour eux.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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