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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

95e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Après une longue crise, Farida finira par reprendre pied. Au bureau, on respectera son deuil. Elle effectuera aussi plusieurs missions, et le changement lui fera le plus grand bien. Cependant, elle ressentait toujours le vide laissé par Merouane.

Un jour, son directeur lui fera une proposition inattendue. On avait besoin d’un cadre de son envergure dans une grande ville du Sud. Une ville qu’elle connaissait déjà et qu’elle appréciait beaucoup. Sans plus attendre, elle donne sa réponse et se prépare hâtivement à prendre ses fonctions.
Trois mois passent. Farida se confine dans son chagrin, mais demeure néanmoins digne dans son comportement. Son poste de directrice de projet au Sud la motivait et lui permettait d’oublier son triste quotidien. Cependant, le soir venu, elle retrouvait sa solitude et se sentait plus malheureuse que jamais.
L’été arrive. La jeune femme décide de prendre quelques jours de congé et rentre sans plus attendre chez ses parents.
Elle retrouve alors un peu de cette chaleur familiale qui lui avait tant manqué et reprend quelque peu ses anciennes habitudes. Elle remarque cependant que sa mère ne recevait plus sa livraison journalière de fruits de mer. Un peu étonnée, elle voulut en connaître la raison. La vieille Rosa lui apprendra alors que Mehdi avait fermé la poissonnerie pour un temps. Sa mère venait de décéder.
Choquée par cette nouvelle inattendue, Farida prend son téléphone pour appeler le jeune homme. Ce dernier semblait abattu. Sa mère était partie un matin sans crier gare, et il se sentait perdu sans sa présence à ses côtés. La jeune femme tente d’atténuer quelque peu la peine de son ami. Elle reconnaissait toutefois que, dans de tels cas, il faut savoir s’armer de patience et de courage. Seul le temps guérissait les blessures les plus profondes.
Mehdi lui révélera aussi que depuis que sa mère avait rejoint le Très-Haut, il y a un peu plus d’un mois, Dalila devenait de plus en plus insupportable. De ce fait, anéanti par son chagrin, il n’avait pu reprendre ses activités.
Farida ressentait son désarroi. Elle comprenait amplement sa douleur et sa déception. Pourquoi fallait-il qu’il tombe sur une femme qui n’en faisait qu’à sa tête ?
-Pourrais-je faire quelque chose pour toi, Mehdi ?, finira-t-elle par demander.
-Merci, Farida. Ton coup de fil me touche profondément, et je reconnais en toi cette sagacité qui t’a toujours caractérisée.
Il soupire.
-Toi aussi tu viens de passer par des moments très délicats.
Elle l’interrompt.
-Je vais beaucoup mieux depuis que j’ai repris le boulot.
-Je suis heureux de l’apprendre. Au fait, comment cela se passe-t-il pour toi au Sud ?
-Je ne m’en plains pas trop. Mes collègues sont très sympas, et je retrouve un peu de mon entrain dans l’accomplissement de ma tâche. Seul le travail nous permet d’oublier nos malheurs, Mehdi.
-C’est ce qu’on dit.
-Moi, je te le confirme. Je te conseillerais plutôt de rouvrir la poissonnerie et de renouer avec ta clientèle.
Il soupire encore.
-Je ne sais pas si j’en aurai le courage. Je suis encore sous le choc de la disparition de ma mère.

(À SUIVRE) Y. H.


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