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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

97e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Farida encourage Mehdi à reprendre son boulot. Il écoutera ses conseils et rouvrira la poissonnerie. La jeune femme demande alors à Nacer de lui envoyer le jeune livreur avec son panier habituel de fruits de mer.

Il rit :
-Cela fait vraiment du bien de renouer avec nos clients…
-Et comment ! Ma mère n’en sera que plus heureuse… Heu … Mehdi n’est pas là  ?
-Il vient de partir en ville. Si vous avez besoin de lui, je vais l’appeler tout de suite.
-Non. Tu lui diras que je repasserais à l’occasion.
-Bien, Madame.
Elle flâne un peu à travers le quartier, puis rentre à la maison. La vieille Rosa est contente d’apprendre qu’elle allait recevoir son poisson dès le lendemain.
-Il était temps pour Mehdi de se replonger dans son travail. Le pauvre garçon m’a énormément fait de peine. Lorsque je lui ai présenté mes condoléances, il n’avait pu retenir ses larmes.
-La perte d’un être cher est toujours douloureuse maman...
-Oui ma fille. Nous prions toujours Dieu de nous assister dans de tels moments.
Le lendemain matin, le jeune coursier se pointe avec un panier de fruits de mer.
Farida le lui prend des mains et le dépose dans la cuisine.
-Je devrais passer moi-même payer ce  poisson et remercier Mehdi, lance la vieille Rosa
-Non… laisse… Je m’en occupe maman.
Farida s’habille et se rendit à la poissonnerie. Elle avait auparavant remarqué que la camionnette de Mehdi était garée au parking, et de ce fait, conclut que le jeune homme ne devait pas être loin. Il vint à sa rencontre dès qu’il la vit. Elle est effarée par sa maigreur et son teint cireux, et n’eut aucun mal à deviner le fardeau de sa peine.
Elle s’arrête et le contemple, puis lance :
-Bonjourb Mehdi, je vois que tu as suivi mes conseils.
-Bonjourb Farida.
Il soupire :
-Il faut bien que la vie continue.
-C’est ça. Un jour, nous partirons tous ailleurs, là où sont partis ces êtres que nous chérissions.
Il hoche la tête :
-Depuis hier, je tente  de reprendre une vie normale. J’avoue que cela m’a fait du bien de renouer avec mes activités.
Il marque un temps d’arrêt, puis poursuit :
-Et cela me fait énormément plaisir de te revoir Farida.
Elle pose une main compatissante sur son bras :
-Moi aussi Mehdi. C’est dans de telles circonstances que nous avons besoin de  nos amis, n’est-ce pas ?
-C’est exact. Sans ton coup de fil de la dernière fois, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de rependre le boulot.
-Tu devrais être patient et persévérant, le temps finira par enterrer tes malheurs. Il m’arrive à moi aussi de flancher, mais j’essaye, tant bien que mal, de m’accrocher.
-Je comprends… J’ai été moi aussi choqué d’apprendre ce qui s’était passé pour Merouane. Cela n’avait pas dû être facile pour toi.

(À SUIVRE) Y. H.


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