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A la une / Récit de Yasmina Hanane

17e partie

L’intruse

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Accédant enfin au désir de sa femme, Hichem adoptera Sadjia. Les garçons sont heureux d’avoir une petite sœur, et Faïza renouera avec ses anciens réflexes maternels. Un peu réticent au début, son mari finira par s’attacher à sa fille adoptive.

Maintenant, il se penchait plus souvent sur son lit, lui caressait les joues ou la prenait dans ses bras pour la calmer lorsqu’elle pleurait.

Faïza suivait avec bonheur cette métamorphose. 
Elle menait une vie familiale calme et sereine. Malgré les corvées ménagères supplémentaires que cela supposait, elle ne rechignait pas à la tâche et trouvait un plaisir inouï à laver et à plier les petites affaires de Sadjia. Lorsqu’il faisait beau, elle la promenait dans son landau à travers les jardins de la ville et tentait de la distraire autant qu’elle le pouvait.
L’enfant s’épanouissait dans ce milieu familial qui, jusque-là, lui avait fait défaut. Le bébé fragile deviendra une jolie petite fille dotée d’un caractère jovial et très ouvert.
À l’âge requis, on l’inscrira à la crèche, puis à l’école. Faïza tremblait parfois à l’idée que quelqu’un vienne la réclamer. De temps à autre, elle relisait le petit mot trouvé dans le carton et qu’elle avait soigneusement gardé au fond d’un tiroir.
Son cœur palpitait à la pensée qu’un jour, peut-être, la mère de cette adorable fille se manifesterait. “Et puis quoi ?”, se disait-elle pour se rassurer. “Elle l’avait bien abandonnée au seuil de ma maison, sans même savoir aux mains de qui elle la laissait.”
Dix-huit années passent. La petite Sadjia était devenue une charmante jeune fille, qui réussissait à merveille dans ses études. Faïza et Hichem était fiers d’elle, et ses trois “frères” n’étaient pas en reste. Elle avait opté pour des études en psychosociologie et ne lésinait sur aucun effort afin de décrocher le diplôme tant convoité. 
Faïza avait fini par se rendre à l’évidence. Il était temps de mettre sa fille au courant de son passé et de lui révéler le secret de ce bout d’écrit trouvé dans le carton déposé au seuil de la maison. Cependant, à part ce côté obscur, la jeune fille faisait partie intégrante de la famille.
Sa mère adoptive passe quelques nuits blanches avant de pouvoir enfin s’ouvrir à elle.
Un matin, alors qu’elles se trouvaient seules à la maison, Faïza lui demande de l’aider à préparer quelques gâteaux.
Elles se rendirent dans la cuisine et, comme à ses habitudes, Sadjia s’empresse de mettre tous les ingrédients nécessaires sur la grande table.
-Moi, j’opte pour des tartelettes à la confiture, et toi ?
Faïza sourit.
-C’est ce que tu réussis le mieux évidemment. Vas-y, prépare ces tartelettes.
Sadjia fronce les sourcils.
-On dirait que ma proposition ne te plaît pas maman ?
-Non. Je veux dire que...
-Que quoi ?
-Oh ! Rien, fais ce qui te plaît, 
Sadjia.


(À  SUIVRE)
Y. H. 


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