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A la une / Reportage

Il a sauvé son fils de Daech

Ben, le père courage

Ben –il se fait volontairement ainsi- a la parole fluide, saccadée et rassurante. Il l’utilise depuis un peu plus d’une année pour porter secours à des familles dans le désarroi après le départ d’un de leurs enfants en Syrie. Au téléphone, cet habitant de Haute-Garonne d’origine algérienne, est d’abord méfiant. Le sujet est sensible, traumatisant dans son cas. En janvier 2014, il s’est rendu en Syrie pour retrouver son fils lycéen, parti quelques jours plutôt dans ce pays en guerre avec un copain, persuadé qu’il allait aider Daech à  libérer les musulmans et à construire un État. Le jeune homme pensait naïvement s’investir dans une action humanitaire. Sur place, il panique en découvrant le sort qui lui était réservé. Son pére lui porte secours et le ramène à la maison. Depuis, tous les deux sillonnent la France pour dissuader les candidats au djihad de franchir le pas et aider ceux qui sont partis à revenir. En juillet 2014, Ben donne un cadre légal à son action en fondant l’Association pour la jeunesse républicaine contre l’endoctrinement et pour la fraternité (AJREF). Mais son engagement est sous-estimé par les autorités qui ne lui apportent aucun soutien. “Bien que l’association soit enregistrée, nous n’avons obtenu aucune aide de l’État pour la financer”, confi-t-il. Ben reçoit surtout du soutien d’autres représentants du mouvement associatif investis comme lui dans la défense des valeurs républicaines et dans la lutte contre l’extrémisme religieux. L’engouement des médias a également diminué. Pourtant, le djihad reste encore une option pour de nombreux jeunes qui font leurs classes dans leurs propres chambres, face à un ordinateur, dans les cours de récré et dans leurs quartiers. Selon Ben, les États n’ont pas vraiment de prise sur les réseaux djihadistes sur internet. Par ailleurs, il déplore le maintien d’une circulaire autorisant les mineurs a circuler librement dans l’espace Schengen sans autorisation parentale.


S. L-K.


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