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A la une / Reportage

C’est un pôle touristique à Mascara

Bouhanifia, l’autre visage

Les touristes profitent de leur séjour pour s’offrir des soins ©D. R.

La ville thermale de Bouhanifia incarne le secteur du tourisme dans la wilaya de Mascara mais son développement reste assujetti à des actions d’envergure susceptibles de charmer les touristes et les curistes pour peu que les responsables daignent y apporter leur contribution.

Dans ce contexte, les sites historiques ne manquent pas dans la région, mais le désintérêt des pouvoirs publics ne peut encourager de telles initiatives. En effet, et, en dépit du lancement de plusieurs opérations visant à corriger les erreurs commises dans un passé récent, des blocages et autres bricolages sont enregistrés dans ce secteur alors que la volonté et le fonds manquent le plus pour mettre en valeur ces potentialités sous-exploitées. Dans le même ordre d’idées, la direction du tourisme de la wilaya de Mascara lance périodiquement des offres pour des opérations susceptibles d’être concrétisées dans le cadre des différents programmes national, sectoriel ou sur fonds de wilaya, maintenues car elles revêtent un cachet distinctif ou du fait du sceau de l’impératif. Pourtant le secteur du tourisme est générateur d’emplois et source de revenus non négligeables pour peu que le concours nécessaire des responsables ayant pouvoir de décision soit cohérent. Ville thermale, Bouhanifia ou Aquae Sirenses anciennement, s’illustre par un tourisme de masse puisqu’un nombre impressionnant de visiteurs et curistes y séjourne annuellement particulièrement en périodes de vacances. Si ces touristes dépensent pour l’hébergement, la restauration, les soins, les cures ou les excursions, à la grande satisfaction des commerçants locaux, les prestations de services, quant à elles, sont critiquées. Le manque d’hygiène, l’absence d’espaces verts et l’imposition faite aux automobilistes de s’acquitter des droits de stationnement en toutes circonstances à l’intérieur du tissu urbain font partie de ces griefs. Les curistes et les touristes affichent leur déception à la sortie des bains en évoquant des cabines excessivement sales. Des cabines devraient en principe être nettoyées après chaque usage, ce qui n’est malheureusement pas le cas. “Ainsi, les saletés s’accumulent à longueur de journée avec entassement des objets abandonnés par les usagers dont des lames de rasoir, des morceaux de savon et autres emballages”. À ce propos, les visiteurs déplorent également l’absence d’espaces verts à l’intérieur du tissu urbain, des endroits recherchés pour se reposer et s’oxygéner sachant que la ville est réputée par la chaleur qui se dégage de son sous-sol. Sur le plan infrastructurel, hormis certains établissements, les hôtels sont pour la plupart dans un piteux état où le minimum d’hygiène laisse à désirer. Cafards, rats et autres bestioles rampantes sont légion au niveau de cette ville des Eaux qui a perdu beaucoup de ses étoiles depuis les années 90. L’environnement dans la daïra de Bouhanifia est en permanence agressé par des hôteliers irrespectueux des lois de la République, un constat visible à l’œil avec le rejet des eaux usées de ces hôtels directement dans l’oued El Hammam, engendrant des odeurs nauséabondes tout en son long et spécialement sous le pont de la ville où les curistes et autres touristes sont contraints de se boucher le nez pour ne pas inhaler des émanations pestilentielles qui perdurent durant toute l’année. Dans le même registre, il y a lieu de mentionner que la ville manque considérablement de toilettes publiques pour les deux sexes alors que le visiteur est sidéré de découvrir des urinoirs à ciel ouvert qui se développent au vu et su des responsables concernés par ce problème de salubrité publique. Si Bouhanifia est présentée comme une ville qui inspire la richesse et la sécurité, le revers de la médaille est symbolisé par un grand nombre de jeunes chômeurs qui n’ont d’autre alternative que l’exercice du commerce informel, à défaut de faire la manche. “Après avoir échoué au bac, j’ai décidé d’arrêter les études et chercher du travail pour subvenir à mes besoins et ceux de mes parents sans ressources. J’ai déposé plusieurs dossiers au niveau des entreprises présentes à Bouhanifia mais sans succès. Pour ne pas rester les bras croisés, j’ai décidé d’installer une table et de vendre divers articles de parfumerie en attendant un meilleur sort. Ce sont des centaines de jeunes qui se trouvent dans la même situation car tous n’ont pas la chance de faire du commerce informel”, dira Amine, la vingtaine, qui confirme que des locaux commerciaux attribués à certains dans le cadre de l’emploi des jeunes restent fermés et les affectations contestées. Dans le même contexte, il y a lieu de signaler qu’aucune banque n’est implantée sur le territoire de la commune qui est également dépourvue jusqu’à présent d’une gare routière.

A. Benmechta


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