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A la une / Reportage

VILLAGE TOURISTIQUE D’AÏN TÉMOUCHENT

Doriane Beach Club : entre beauté et bureaucratie

©Laradj/Liberté

Depuis son inauguration le 1er novembre 2014, 2 783 personnes ont séjourné au village dont des étrangers de 15 nationalités.

C’est un personnage exceptionnel, un bâtisseur de métier. Un Algérien originaire de Belcourt, le quartier de son enfance. C’est un passionné de livres et de foot et fervent supporter du CRB. Le monde des affaires a tout absorbé. Infatigable, il est à la fois chef d’entreprise du groupe GTB, directeur d’une entreprise de gardiennage de fonds et de produits sensibles. Il a marqué son histoire à Aïn Témouchent loin des feux de la rampe. Sa discrétion lui a permis de lancer l’idée d’un plan stratégique de développement du tourisme dans son pays. Un secteur qu’il portait dans son cœur avec cet esprit entrepreneurial dès son jeune âge. Contre vents et marées, Tourki Brahim, puisque c’est de lui qu’il s’agit, parvint à réaliser Doriane Beach Club, l’un des rares villages touristiques en Algérie, à Aïn Témouchent. Plus exactement à Ouled Boudjemaâ. Une commune perdue. Inconnue sur une carte géographique si ce n’est sa petite et charmante plage de Sassel qui attire de nombreux estivants. Elle vient de se faire découvrir en 2007 grâce d’abord à la Sonelgaz qui a réalisé une centrale électrique. Alstom qui était chargée de la réalisation de ce projet d’envergure était à la recherche d’un lieu d’hébergement pour son personnel. Une base-vie qui a été réalisée en 6 mois sur 6 ha pour un montant de 75 milliards de centimes a été louée par Brahim Tourki qui avait bénéficié d’un terrain d’une superficie de 18 ha et qu’il avait transformé et reconverti en village touristique juste après le départ d’Alstom en y injectant 40 milliards supplémentaires.
Du coup, le secteur du tourisme dans la wilaya s’est renforcé d’une infrastructure de qualité d’une capacité initiale de 400 lits avec la mise en service du village touristique Doriane Beach club, premier investissement du genre à l’échelle nationale à être agrée par l’État (Agrément 94/14 en date du 28 septembre 2014).  ‘‘Ce n’était donc pas un choix, mais une opportunité qui a été saisie au vol grâce à Mme Zerhouni, l’ex-wali de Aïn Temouchent et actuelle ministre du tourisme”, précisera M. Tourki. Il a été classé 3 étoiles, le maximum qu’on peut donner à un village touristique en Algérie selon le décret 2000-130 du 11 juin 2000.
Un véritable bijou caché pour ne pas dire un paradis sur terre où le client ne risque pas de s’ennuyer lors de son séjour. Un pôle de vie animé en permanence grâce à la variété de ses activités pour les nationaux et les visiteurs étrangers. Piscine semi-olympique, une autre pour enfants,
2 restaurants, crèche, pouponnière, bar-chicha, discothèque, salon de thé, salle de fitness, salon de coiffure pour femmes et pour hommes, institut de beauté, sauna, salle de massage, terrains de football, de sports-collectifs, de tennis, de pétanque, crèmerie, sandwicherie, room-service,
2 aires de jeux électroniques pour enfants, une aire de repos parental, un réseau wifi avec un débit de 80 MB destiné aux internautes, une ambulance médicalisée ainsi qu’une très belle salle de prières et un département culturel et sportif pour des animations.  Brahim se défend d’être un spéculateur ni même un importateur ou un affairiste attiré par le gain facile. Sa véritable passion, construire pour le bien-être de ses concitoyens, leur offrir dans leur pays le produit qu’ils cherchent ailleurs. Doriane Beach Club est avant tout une destination culturelle.


Un véritable lieu de détente et de bien-être s’offre aux visiteurs. - ©Laradj/Liberté

Le village a attiré des vacanciers de 15 nationalités
Depuis son inauguration le 1er novembre 2014, 2 783 personnes ont séjourné au village dont des étrangers de 15 nationalités. Ce chiffre passera au double avec l’ouverture de la prochaine saison estivale selon son patron. “Nous avons 200 chambres avec toutes les commodités exigées dont la moitié à 2 places, 15 suites juniors et 4 suites séniors. Nous sommes en train de préparer la saison estivale, un restaurant par service qui peut faire manger 120 personnes à la fois. Nous sommes en train de réaliser un restaurant à la carte et plein de sandwicheries ici au village et au niveau des plages’’.

Des projets en partenariat avec la chaîne internationale Ritz Carlton
M. Tourki ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il envisage d’étendre son projet qui emploie actuellement 152 personnes et qui passera à 350 à l’ouverture de la saison estivale et ce, à la faveur d’un contrat de partenariat signé avec la chaîne hôtelière internationale Ritz Carlton pour la réalisation d’un hôtel 4 étoiles de 200 chambres spécialisé dans la préparation des équipes nationales sur une superficie de 7 ha, d’un aqualand, de piscines et de toboggans.
Un projet estimé à 200 millions d’euros en plus de la réalisation sur une superficie de 5 ha de deux terrains de football aux normes Fifa destinés aux équipes nationales pour un montant de 10 milliards. 
Son challenge c’est de réussir ce qu’il est en train d’entreprendre : ‘‘Si j’arrive à capter 5% des Algériens qui partent en Tunisie, au Maroc et en Turquie j’aurais réussi mon pari. À Hammamet en Tunisie il y a au minimum 200 chevaux et 200 calèches pourquoi pas nous ? Les calèches on est en train de les fabriquer, les chevaux ont est en train de les élever.  Tout ce qui est véhicule est interdit d’accès au village touristique, il n’y aura que des calèches, des véhicules électriques et nous emmenons nos estivants en excursion avec des calèches.”
 
Une bouffée d’oxygène pour la petite commune d’Ouled Boudjemaâ
Avec le lancement de l’agrotourisme et écolo-tourisme, deux produits qui profiteront aux agriculteurs des maraîchers de la commune de Ouled-Boudjemaâ. D’ailleurs, le témoignage de
M. Ahmed Beroua P/APC de cette localité est édifiant à plus d’un titre. ‘‘Depuis l’inauguration de ce village la commune qui a subi une transformation radicale est sortie de son isolement.’’ Le maire évoque la participation du village touristique à la résorption du chômage où 152 pères de familles ont réussi à décrocher des postes d’emplois directs en plus des dizaines de postes d’emploi indirects créés en basse saison et autant lors de la période estivale.  

Des ambitions jonchées de tracasseries bureaucratiques qui donnent envie de brader ce bijou
M. Tourki a réalisé sur ses propres fonds le revêtement en bitume de la route menant au village sur une distance de 1,8 km avec, en sus, l’éclairage et des palmiers.
Cependant, malgré tous les efforts tendant à promouvoir le tourisme dans cette jeune wilaya, l’investisseur fait face à des obstacles bureaucratiques qui lui enveniment l’existence au point où ce dernier a l’envie qui se répète chaque fois, celle de tout abandonner, de vendre pour ne pas dire brader son bien au premier venu.
Ces tracasseries sont limitées selon lui à l’échelle locale. “D’ailleurs, à l’exception de la commune de Ouled-Boudjemaâ et la commission de sécurité de la wilaya avec laquelle nous entretenons de très bonnes relations qui nous encourage et qui nous félicite suite à l’exécution à la lettre de ses recommandations et d’orientation pour la sécurité des estivants, ni le premier magistrat de la wilaya ni même le directeur du tourisme n’ont daigné faire un geste, un minimum de considération. Il a fallu qu’on se plaigne en très haut lieu pour qu’on puisse régler nos problèmes et avoir l’agrément. Avec Mme Zerhouni beaucoup de choses sont en train de changer. On a moins de tracasseries administratives, moins d’embêtement des services concernés. Et c’est grâce à madame la ministre qu’on a pu ouvrir au moment où les autorités locales n’ont pas levé le petit doigt pour nous aider dans notre démarche. J’ai démoli des montagnes pour réaliser une si belle plage. J’ai gratté plus d’un kilomètre de maquis pour arriver à la plage pour qu’à la fin on me signifie de surseoir à ces travaux. Idem pour la commercialisation des boissons alcoolisées et ce, en dépit de l’autorisation de l’ouverture d’un bar prévu dans le décret cité plus au haut et publié au JO n°35 du 18 juin 2000. Je pense qu’on ne vend pas du petit lait dans un bar ?’’, s’est interrogé furieux M. Brahim qui estime qu’il faudra changer les lois ancestrales qui bloquent et l’administration et l’investisseur.


Pour lui, l’après-pétrole c’est ça, pas le gaz de schiste. Le secteur du tourisme, cette mine d’or, a besoin d’une véritable révolution.  Enfin, M. Tourki ambitionne de réaliser des structures identiques à Taghit (Béchar) ainsi qu’à El-Kala à la frontière algéro-tunisienne pour empêcher les Algériens de passer leurs vacances en Tunisie au détriment de leur pays.

M. L.


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