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A la une / Reportage

Hammam Melouane

La destination des zaoualia

La propreté, la sécurité et l’accessibilité ne semblent pas être des critères dans le choix du site. © Yahia / Liberté

La commune de Hammam Melouane, dans la wilaya de Blida, est réputée pour ses bains thermaux et pour ses oueds aussi, sur les bords desquels des familles se détendent des journées entières. “C’est la destination des zaoualia” commente un exploitant des berges de l’oued.
Chaque année, à la saison estivale, des jeunes habitants de la localité louent, auprès des propriétaires terriens, des périmètres longeant l’oued. Ils construisent, avec des roseaux, des abris que les familles louent à raison de 400 DA par jour. L’investissement, d’environ 100 000 DA est habituellement largement amorti. Cette années, les affaires sont, néanmoins, pas très bonnes.
Une petite fille de 4 ans s’est noyée, à la mi-août. “Je l’ai transportée à l’hôpital espérant la sauver, mais elle était déjà morte”, rapporte notre interlocuteur. Depuis cet accident, les brigades de gendarmerie exhortent les exploitants de ces sites interdits à la baignade à cesser leurs activités. “On nous exige d’obtenir d’abord l’autorisation de l’APC. Les services de la commune ont réceptionné nos dossiers il y a cinq jours, puis plus rien...” informe le jeune homme, et que lui et les autres exploitants ne sont pas responsables des accidents qui surviennent dans l’oued. “C’est la faute des parents. Ils négligent les enfants” se défend-il. Au-delà, les séismes, récurrents dans la région et la mauvaise praticabilité des routes menant vers Hammam Melouane (travaux entamés, au mois de juin puis laissés inachevés) a conduit à une baisse importante de la fréquentation des lieux, comparativement aux saisons précédentes. Les Algériens à revenu moyen, se rabattent désormais sur les plages de quartiers, principalement celles interdites à la baignade. À l’entrée de Bou-Ismaïl (Tipasa), la plage dite Paillote est assez illustrative du phénomène. Plusieurs familles s’y sont installées, avec glacières, parasols et serviettes de plage, au milieu d’ordures et de bouteilles de bière vides. Malgré une mer relativement agitée, femmes en hidjab et enfants s’amusent dans l’eau, pourtant visuellement sale.
La propreté, la sécurité et l’accessibilité ne semblent  pas être des critères dans le choix du site. L’essentiel est de passer des moments de décontraction face à la Grande bleue, loin des plages fortement fréquentées...


S. H.

 

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