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A la une / Reportage

Fermée le mois de février dernier

La maternité du CHU Ibn-Badis est-elle prête à rouvrir ?

Le ministre de la Santé inaugurera la maternité Ibn-Badis. ©Ammi Louiza/Liberté

La réouverture, aujourd’hui, de la maternité du CHU Ibn-Badis sera-t-elle aussi symbolique qu’a été auparavant l’inauguration de l’hôpital Didouche-Mourad ?

Cela fait des années que les médias, inquiets de la situation, dénoncent l’état dramatique dans les hôpitaux publics. De son côté, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière distille ses mises en garde en direction des responsables locaux. C’est le cas dans la wilaya de Constantine, où plusieurs services, jugés non conformes, ont été fermés sur décision d’Abdelmalek Boudiaf, à l’exemple de la maternité du CHU Ibn-Badis. En effet, le service gynéco-obstétrique de l’hôpital a été fermé, au mois de février dernier. Sa réouverture est prévue aujourd’hui, durant la visite du ministre de la Santé. Cela étant dit, quelques voix du corps médical espèrent que ce service n’aura pas le même sort que l’hôpital de Didouche-Mourad, pourtant, inauguré le 16 avril dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de sa visite à Constantine, en marge de la clôture de la manifestation “Constantine, capitale culturelle arabe 2015”. “La gestion et les services doivent être à la hauteur des moyens et des équipements technologiques mis à la disposition de l’infrastructure”, avait, alors, insisté le Premier ministre devant les responsables en charge du secteur dans la wilaya.
Quatre mois plus tard, l’infrastructure est reléguée au statut de “centre de soins de proximité”, à l’exception du service d’oncologie. En effet, cinq blocs opératoires sont toujours fermés, aucun programme opératoire n’est mis en place, et ce, alors que deux professeurs et cinq chirurgiens — qui se retrouvent à ne rien faire — y sont affectés. Aussi, le personnel médical se cantonne aux consultations et aux soins préliminaires avant de transférer, dans la plupart des cas, les patients vers le CHU Ibn-Badis.
Pour rappel, l’hôpital de Didouche-Mourad devait assurer la couverture médicale de plusieurs localités, à savoir Oued Lahdjar, Hamma-Bouziane, Béni H’midane et Bekira. Sa réhabilitation qui, faut-il le souligner, a traîné des années, a coûté plus de 400 millions de dinars. Pis encore, le 5 juillet dernier, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance, une ouverture symbolique des urgences médicales ouvertes 24h/24 est annoncée, en grande pompe, par le directeur de l’établissement. Les consultations ne se font plus à partir de 14 heures, selon le témoignage recueillis sur les lieux !  
Aussi, l’inauguration, aujourd’hui, de la maternité du CHU Ibn-Badis sera-t-elle… aussi symbolique ? Il semblerait que oui, selon des sources au fait du dossier. En fait, le staff médical de la maternité en question, transféré lors des travaux de réhabilitation à l’hôpital d’El-Khroub, sera réquisitionné juste à l’occasion de la visite du ministre. “Le service gynéco-obstétrique du CHU ne pourra reprendre toutes ses  activités que d’ici au mois d’octobre prochain”, nous dit-on. Mais jusqu'à cette date, les habitants de la wilaya de Constantine et ceux des wilayas limitrophes devront encore prendre leur mal en patience et faire la “navette” entre les hôpitaux pour enfin être admis… “à titre humanitaire”. C’est le cas d’une patiente admise à l’hôpital d’El-Khroub (une affaire dénoncée par Liberté dans son édition de dimanche dernier).
Cette dernière a perdu son bébé, faute de prise en charge immédiate. Aujourd’hui, on ne compte plus le nombre de décès de patientes ou de leur bébé pour cause de non-prise en charge, car nos hôpitaux continuent de souffrir du manque chronique de personnels ou de matériel, ajouté à cela la mauvaise gestion des responsables du secteur qui, à chaque visite du ministre de la Santé, se parent de leurs plus beaux atours, afin de gravir les échelons, aux dépens de l’essentiel, à savoir la santé des citoyens.

S. B.


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