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A la une / Reportage

Médéa

La ville s’illumine

À peine quelques minutes après la rupture du jeûne, la ville s’est métamorphosée, offrant un visage lumineux contrastant avec celui qu’elle a montré tout au long de la journée. C’est ce qui s’est remarqué le premier jour de ce mois de Ramadhan à travers toutes les artères et autres endroits fréquentés par le public.
La principale caractéristique est l’ambiance agréable qu’on ressent chez les gens dont les comportements tranchent avec ceux de la journée comme si l’on avait changé de planète.
Les plus irascibles deviennent plus enclins à la discussion et à l’échange de choses et d’autres, et notamment sur le sujet récurrent de la flambée des prix qui ont beaucoup éprouvé les bourses en dépit des assurances données. Le décor est encore plus illuminé à proximité de la grande mosquée Ennour dont les lampions qui enguirlandent ses minarets scintillent de mille feux. Ainsi, la torpeur de la journée s’estompe dès les instants qui précèdent le f’tour, car envahie par les odeurs et effluves qui se dégagent des cuisines des cités et habitations, laissant deviner la variété des plats mijotés pour la rupture du jeûne.
Ceux qu’on rencontre, les premiers dans la rue, sont les gens pressés de satisfaire le besoin de griller une cigarette et de siroter un café “bien serré”. Certains ne perdent pas une minute après la dernière cuiller pour rallier le café du coin et s’adonner au plaisir dont ils ont été sevrés pendant une longue journée. “Moi, je ne peux pas résister à l’envie de fumer une cigarette, en ne prenant que quelques cuillerées de chorba très rapidement. Mais, je fais en sorte de manger quelques sucreries pour prendre des forces et veiller jusqu’au s’hor”, nous confiera Kader, un fumeur invétéré.
Au fil des minutes, les rues du centre de la ville où convergent les fidèles pour accomplir les prières sont vite envahies par les flux de personnes venues à pied ou en voiture des quartiers périphériques. L’attente de l’appel à la prière d’el-Icha et des prières surérogatoires est aussi le temps de quelques échanges sur l’état d’esprit du jeûneur, sa résistance à la chaleur et à l’abstinence de nourriture et de boisson, etc.
Mais les esprits festifs doivent attendre l’ouverture des portes de la Maison de la culture pour pouvoir assister aux spectacles prévus dans le programme d’animation qui a débuté hier soir par une soirée artistique donnée par la troupe au nom évocateur de la province ottomane Titteri.
Principal réceptacle des activités artistiques et culturelles, la maison de la culture Hassan-El-Hassani a prévu dans le programme concocté, des soirées artistiques et musicales, des représentations théâtrales, des conférences, des one man show, et des chants religieux et le gnawi, etc. Phénomène nouveau qui s’est imposé au cours de ces dernières années : la prolifération des espaces Internet qui connaissent des fréquentations record pendant les veillées du mois sacré. Certains propriétaires, ayant subodoré l’affaire, ont mis le paquet pour faire de nouveaux investissements afin de  recevoir plus de monde.
Les soirées dans ces endroits sont des plus longues et se prolongent pour la majorité des cybercafés jusqu’à l’aube pour permettre à des nuées de jeunes de différents âges de surfer dans le monde de la Toile en tchatchant avec des jeunes à travers tout le globe ou de consulter des sites de leur choix sur des sujets divers, notamment religieux et d’écouter les imams qui font autorité ailleurs.