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A la une / Reportage

Salim et Sidou

Laveurs ambulants de voitures, à 14 ans

 C’est dans les grands carrefours, chaque matin, que Salim et son copain Sidou, âgés tous deux de 14 ans, se faufilent entre les voitures à l’arrêt et proposent leurs services à des conducteurs généralement très pressés. Dans un brouhaha urbain, le sceau à la main et sourire au visage, Salim passe la majeure partie de ses journées à nettoyer des pare-brise et parfois un toilettage rapide des carrosseries. Il est difficile d’établir un montant journalier fixe puisque la générosité des clients est hypothétique, précisent les deux adolescents, précisant gagner en moyenne 600 à 800 DA par jour, et souvent moins. Nettoyer un pare-brise ne rapporte pas beaucoup, soit en moyenne entre 20 et 50 DA par véhicule, mais pour un lavage complet, lorsque certains conducteurs daignent s’arrêter, c’est plus de 200 DA, “ce qui est toutefois rare”, expliquent-ils. Une solde qui leur permet généralement de s’offrir une pâtisserie, un sandwich “carrantita” et bien sûr, mettre quelques dinars de côté. “Chaque jour, nous prenons une destination, nous optons le plus souvent pour le rond-point des Castors ou El-Bahia; lorsque ce n’est pas à la hauteur de la rue de Tlemcen, près de la station d’essence du “Tir au pistolet. Avant, nous opérions au centre-ville près de notre quartier, nous accostions nos clients au niveau des stationnements sur la chaussée, nous faisions de bonnes recettes. L’eau y est disponible, à partir des niches d’immeubles, sauf que cela n’as pas duré, car les parkingueurs nous ont délogés”, déplore Salim. Quand il pleut, nos deux compères se rendent chez les grossistes de M’dina J’dida, avec leurs économies pour acheter des pochettes de DVD ou des boîtes de papiers mouchoirs qu’ils revendent aux automobilistes. Une manière de se maintenir et subvenir à ses besoins, car depuis qu’il a quitté les bancs de l’école, Salim est contraint de se prendre en charge. Orphelin de père et en attendant l’âge légal, Salim espère accéder à un centre de formation pour apprendre le métier de mécanicien. Sidou, qui faisait avant le porteur de couffins à la rue de la Bastille, récoltait des bouteilles en plastique et de la ferraille pour les revendre à Chteïbo. Il a préféré se recycler dans le lavage  de voitures, car dira-t-il, la concurrence est très rude dans cette localité, qu’il estime dangereuse. Il souhaite aussi pouvoir intégrer une école de formation pour apprendre un métier, et changer de vie.  


Hamdouche Hadj

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