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A la une / Reportage

Abdelhakim Chater, wali de Ghardaïa, à “Liberté”

“Souvent, les causes de la violence sont fallacieuses”

Abdelhakim Chater a pris en charge les commandements de l’administration centrale de la wilaya de Ghardaïa depuis à peine 4 mois. Il met en place une stratégie de gestion des affaires de la ville fondée sur les aspects sécuritaires.

Liberté : Selon vous, quelle est l’origine du conflit intercommunautaire ?
Abdelhakim Chater : Comment voulez-vous que j’identifie les causes du conflit si les intéressés eux-mêmes ne les connaissent pas. C’est aux sociologues et les anthropologues d’étudier le phénomène et de donner des analyses. Cela dit, le retour au calme prouve que nous avons quand même cerné un peu le conflit. Souvent, les causes sont fallacieuses, comme un accrochage entre les jeunes. Quand il y a mort d’homme, ça dégénère davantage. Cela dépend du sens de civisme des citoyens. Pour notre part, nous tentons de rapprocher les points de vue, de réunir des représentants des communautés ibadite et malékite. Chaque occasion, nationale ou religieuse, est bonne pour faire rencontrer des citoyens des deux camps.

Pouvez-vous assurer que le calme est définitivement revenu et qu’il n’y a pas de risque d’un énième embrasement ?
L’État a tout fait pour restaurer le calme. Cette année, nous avons eu une bonne rentrée scolaire et universitaire. Nous avons organisé des manifestations pour la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre d’Indépendance. La symbiose est revenue à Ghardaïa. Bien sûr, nous ne pouvons pas prédire de ce que sera fait demain. On s’en tient à ce qui se passe aujourd’hui. Notons, néanmoins, qu’une certaine presse se focalise trop sur Ghardaïa. Ce n’est pas le paradis, mais une ville, comme les autres, confrontée au phénomène de banditisme, de vol, etc.

Les violences intercommunautaires ont-elles impacté négativement sur le développement économique de la ville ?
C’est une évidence. Si on s’en tient uniquement à ce qui a été dépensé par l’État, je peux vous dire que ce sont des sommes colossales. Nous avons compté plus de 1 000 logements et près de 500 locaux commerciaux ayant subi des dégâts matériels, nonobstant les sièges des administrations. L’État peut compenser tout ce qui est matériel, mais ne peut pas changer les mentalités. C’est aux citoyens de se remettre en cause pour aller de l’avant. Ghardaïa était, jadis, une oasis de paix, de production agricole et industrielle. Ces problèmes ont influé négativement, certes, mais la situation s’améliore. Le mérite revient à Dieu, ainsi qu’à l’État qui a fait ce qu’il fallait et la contribution précieuse des notables des deux communautés.

Concrètement, quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour normaliser la situation ?
Les éléments de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale sont postés au niveau des artères principales de la ville et là où les deux communautés cohabitent. Sans ce dispositif sécuritaire, on aurait déploré certainement des dégâts plus importants.
Au-delà, en dehors du programme sectoriel, Ghardaïa a bénéficié d’un programme complémentaire et d’un programme spécial. Nous ne focalisons pas sur le tout-sécuritaire. Les citoyens ont des besoins statiques. J’ai sillonné les 13 communes de la wilaya pour inspecter les projets d’utilité publique et les investissements privés. J’ai ouvert un débat avec les acteurs de la société civile, dans chaque commune. Au bout, nous avons constaté des déficits qui ont nécessité l’allocation de tranches budgétaires complémentaires, pour l’AEP, les réseaux d’assainissement, les châteaux d’eau, voiries urbaines ou rurales, aménagement urbain… Nous avons aussi le programme du ministère de l’Intérieur pour la modernisation de l’administration. Nous n’avons pas de crise de logement dans la wilaya, mais nous faisons face peut-être à un problème de distribution et de répartition des projets. Le taux de chômage avoisine le taux national, bien que de mon avis, ce soit un chômage déguisé dès lors que les entrepreneurs et les entreprises manquent de main-d’œuvre. Ghardaïa ne souffre pas de grands déficits. Globalement, les clignotants sont au vert.

 

Publié dans : Ghardaia

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