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Autres / Rétrospective 2015

Culture

Ils nous ont quittés cette année

©D. R.

La scène culturelle algérienne a été frappée durant l’année 2015, par plusieurs disparitions de personnalités ayant marqué leur temps grâce à leur talent indéniable. Exerçant dans diverses disciplines : théâtre, cinéma, musique et littérature, ces acteurs ont laissé une empreinte indélébile dans le secteur culturel national et mondial.

Fatiha Berber : (11 février 1945-16 janvier 2015), actrice de cinéma, de théâtre et de télévision. En 1959, elle intègre l’orchestre féminin de Meriem Fekaï. Par la suite, elle entre au Conservatoire pour suivre des cours d’art dramatique, à partir de là, elle débute sa carrière sur les planches au Théâtre national algérien (TNA), dans la pièce Les femmes savantes de Molière. Talentueuse et excellente comédienne, elle a enchaîné les rôles au théâtre et elle s’est distinguée aux côtés de grands dramaturges. À la télévision, le public a pu la découvrir dans plusieurs productions, notamment Ayla ki ness et Hassan Taxi.
w Assia Djebar : (30 juin 1936-6 février 2015), écrivaine et académicienne, cette femme de lettre de renommée internationale, a écrit de nombreux ouvrages de romans, poésies, nouvelles et théâtre. À sa disparition, elle a laissé ses lecteurs en émoi. Et pour lui rendre un dernier hommage, il a été installé pour le 20e Salon international du livre d’Alger (SILA), “Le prix Assia Djebar” du roman, qui récompense de jeunes auteurs dans les trois langues (arabe, français, tamazight).
w Sid Ali Kouiret : (3 janvier 1933-5 avril 2015), le géant du théâtre et du cinéma, il a joué dans de grands films algériens, dans des pièces théâtrales et à la télévision. Il a été révélé au grand public dans L’opium et le bâton d’Ahmed Rachedi en 1971, il a campé aussi des rôles dans Chronique des années de braise de Hamina et Le retour de l’enfant prodigue de Youssef Chahine en 1976.
w Amar Laskri : (22 janvier 1942-1er mai 2015), ancien moudjahid et cinéaste algérien, ce géant du cinéma algérien, a contribué à l’émergence du 7e art national. Avant de se lancer dans la réalisation, il entame des études de théâtre et de cinéma à Belgrade. Il commence sa carrière en réalisant des courts et longs-métrages, mais sa notoriété explose grâce à Patrouille à l’Est en 1971. Par la suite, il enchaîne avec d’autres œuvres, notamment Les portes du silence et Fleur de lotus. Connu pour son militantisme et son grand cœur, sa disparition a laissé un grand vide dans le cœur des cinéphiles. Pour lui rendre hommage, son ami de longue date Rabia Amrane, a réalisé le documentaire Amar Laskri, le cinéaste engagé, un film qui retrace son parcours atypique.
w Benamar Bakhti : (28 décembre 1941-3juin 2015), réalisateur, il a fait ses études de cinéma à Paris, et par la suite, il s’y installe pour travailler comme assistant à la télé aux côtés de Claude Lelouch. De retour au pays, il réalise des téléfilms pour la radio et la télévision (RTA). Il fait un tabac avec ses œuvres L’épopée du cheikh Bouâmama et El Taxi El Mekhfi, grâce auxquels il devient une icône nationale.
w Malik aÏt Aoudia : (10 juin 1967- 30 juillet 2015), journaliste et réalisateur, il a écrit pour de nombreux journaux et magazines dans le domaine politique. Engagé et militant pour l’histoire et la culture algérienne, il se lance dans la production et la réalisation de films documentaires. En 1997, il réalise son premier documentaire pour la chaine ARTE. Ensuite, il se fera une place de grands documentariste à travers les docs Autopsie d’une tragédie : Algérie 1988-2000 en 2003 et Le martyre des moines de Tibhirine en 2013.    
w BoudjemAÂ El Ankis : (17 juin 1927-2 septembre 2015), le maître de la chanson chaâbi. Auteur-compositeur et interprète, à ses débuts il a côtoyé les grands maîtres de cette discipline, notamment Sid Ahmed Serri, Hadj M’rizek et El Hadj El Anka. Il a marqué les esprits et les mélomanes grâce à des titres chantés avec un arabe algérien populaire, tels que : Ah ya intiya, Rah el ghali rah et Tchaourou alia. Suite à son décès, El Ankis a laissé un grand héritage au patrimoine immatériel, notamment de nombreux enregistrement de melhoun et des centaines de chansons.
w Sid Ahmed Serri : (2 novembre 1926-15 novembre 2015), chanteur et professeur de musique andalouse, il a plongé dans l’art dès son plus jeune âge. Il commence son petit bout de chemin en adhérant à l’association El-Andaloussia  puis à El-Djazaïria . Par la suite, il a enseigné à la classe supérieure de l’association El Djazaïria El Mossilia. Il a enregistré de nombreux disques et albums du genre aroubi et de la nouba. Il a voué toute sa carrière à l’enseignement, puis il a été nommé président de la Fédération nationale des associations de musique classique algérienne. Il est aussi, le premier artiste lyrique à recevoir, en 1992, les insignes de l'Ordre du mérite national.
w Taleb Rabah : (1930-22 décembre 2015), Dda Rabah, auteur-compositeur et interprète, est l’un des pionniers de la chanson kabyle. Il commence sa carrière de chanteur dans les années 50 en France, ou il se fait connaître à travers ses titres Yemma, Taâldjets, Wiyak a bnadem et tant d’autres. Tout au long de son parcours artistique, il a travaillé avec Slimane Azem et cheikh El Hasnaoui. Suite à son décès, il a légué un héritage inestimable de pas moins de 150 titres.

H. M.


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