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Autres / Rétrospective 2015

Front anti-gaz de schiste d’In Salah

La résistance citoyenne fait reculer le gouvernement

©D. R.

C’est In Salah, d’où l’ex-ministre de l’Energie Youcef Yousfi avait annoncé la mise en exploitation expérimentale d’un premier puits de gaz de schiste, qui était l’épicentre de la résistance populaire.

S’il y a bien un fait majeur qui a marqué l’actualité nationale, en 2015, c’est incontestablement la manifestation populaire anti-gaz de schiste d’In Salah. Cet évènement qui avait fait la une des journaux nationaux, voire internationaux, en général, et de Liberté plus particulièrement, durant quasiment les 38 jours (du 31 décembre au 6 février), qu’aura duré le campement des citoyens à la placette de la ville rebaptisée, depuis, “Sahat Essomoud” (place de la résistance). Une résistance, sans relâche, qui aura néanmoins le mérite de finir sur une note positive : les résistants auront réussi, un peu plus d’un mois plus tard, à faire fléchir le gouvernement pour renoncer à son projet “exploratoire” du gaz de schiste. Un projet décidé à l’insu du peuple, encore moins des citoyens d’In Salah lesquels ne découvriront le lancement du premier puits près de leur ville que le jour de son inauguration officielle procédée en “catimini” par l’ex-ministre de l’Énergie, en l’occurrence Youcef Yousfi. Ce qui avait d’ailleurs attisé davantage leur colère. Genèse de la plus longue manifestation citoyenne de l’histoire de cette ville “perdue” au milieu du vaste désert algérien : tout a commencé dans la soirée du réveillon 2014, lorsqu’un groupe de jeunes de cette ville jusqu’alors paisible, avait décidé de fermer la RN1 pour empêcher les gros camions des firmes internationales y engagées d’atteindre le puits de gaz de schiste, lancé il y avait déjà quelque temps dans le bassin d’Ahnet, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu d’In Salah. “La lil ghaz essakhri” (Non au gaz de schiste !), “Samidoune, samidoune lil ghaz essakhri rafidhone” (nous résistons et refusons le gaz de schiste), d’aucuns n’avaient cru alors que ces deux slogans phares allaient résonner, durant plus d’un mois plus tard, dans tous les coins de la ville. Mené par un collectif d’une vingtaine de personnes, le mouvement prendra aussitôt de l’ampleur et suscitera l’adhésion de tous les habitants. Baisse de rideaux des commerces et fermeture des institutions publiques, In Salah est devenue ville morte pendant tout le temps qu’aura duré la manifestation. Les citoyens, tous âges et sexes confondus, ont élit domicile à “Sahat Essomoud” d’où s’ébranlaient des marches quasi-quotidiennement. Dans ses tentatives d’essouffler le mouvement, le pouvoir qui avait, dans un premier, joué la montre, avait été poussé dans ses derniers retranchements pour y dépêcher y compris un général l’armée et le DGSN. Mais en vain.
Les manifestants avaient même forcé le président de la République, Abdelaziz de Bouteflika, à convoquer un conseil ministériel “restreint” dédié exclusivement à la question du gaz de schiste. Devant la résistance citoyenne, le Président n’avait pas alors beaucoup de choix que de décider, contre sa volonté, de “suspendre” le projet et donner l’ordre pour la fermeture du puits d’Ahnet avec l’engagement de “désinfecter” le site. Sans quoi, la “désobéissance civile” aurait certainement duré encore plus longtemps.

F. A.


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