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A la une / Soleil HEC/Réd-Num-"Liberté"

#LibertéVENDREDI

2017 : Tout le monde dehors !

©D.R.

Le style de vie englobe les activités, les intérêts et les opinions d’une personne. Il s’exprime, par exemple, par la façon dont les individus dépensent leur argent ou leur temps.

De nombreux facteurs influencent nos comportements : des facteurs culturels, des facteurs sociaux, des facteurs personnels ainsi que des facteurs psychologiques.

Le mode de vie est, justement, influencé par certains de ces facteurs. La Façon de vivre d'un individu ou d'un groupe de personnes se définit par certaines caractéristiques économiques, sociales, ou culturelles : habitudes, désirs, nécessités, attitude, etc…

En plus des facteurs externes, il existe des facteurs d’influence internes : le bagage personnel de chaque individu.

D’après Eric Berne, médecin psychiatre américain, la personnalité humaine est structurée autour de trois grandes composantes qui forment ce qu’il convient d’appeler PAE.

Le « P » correspond au Parent, c’est l’acquis : la vie telle qu’on me l’a enseignée.

Le « A » correspond à l’Adulte, c’est le pensé : la vie telle que je l’ai expérimentée.

Le « E » correspond à l’Enfant, c’est le senti : la vie telle qu’elle se joue du côté des émotions.

Chacun d’entre nous a un PAE dont les caractéristiques importantes sont acquises dès l’âge de 6 ans et qui peut se modifier, volontairement ou pas, par traumatisme ou par apprentissage.

La culture de la société algérienne est riche et variée : Savoir-faire, traditions, coutumes, religion, langues, croyances, valeurs qui se transmettent socialement, de génération en génération. Mais pas uniquement !

Les stéréotypes, les préjugés et les principes d’une société patriarcale se transmettent également et conditionnent en grande partie les comportements individuels. 

Force est donc de constater que cet héritage social grippe l’accès aux loisirs, à l’évasion, aux besoins sociaux des Algériens.  L’Algérie est, visiblement, davantage préoccupée par la satisfaction de ses besoins vitaux que par ses plaisirs personnels indispensables, pourtant, pour son épanouissement.

A titre d’exemple, il n’est pas convenable pour une jeune fille de rentrer chez elle après 18h. Il n’est pas convenable d’être déposée par un jeune homme qui n’est ni son mari ni son fiancée. Il n’est pas convenable de retrouver des amis après les cours pour partager un diner…Autrement, tout le quartier pourrait s’octroyer le droit de surveiller ses allées et venues et elle pourrait être taxée de mœurs légères.

Résultat : des rues désertes au plus tard à 20h, des cafés qui se remplissent de barbes et de moustaches, des jeunes hommes qui tiennent les murs dans les quartiers et qui guettent chaque faits et gestes de ceux qui profitent de ces moments « sains » entre amis. 

« Vos préjugés sont vos fenêtres sur le monde. Nettoyez-les de temps en temps, ou la lumière n’entrera pas. »     Isaac Asimov

Revenons aux trois états du moi évoqués précédemment.

 L’Etat parent est l’état qui donne naissance aux préjugés. En effets, la vie telle qu’elle a été enseignée à l’algérien repose sur des valeurs conservatrices qui s’opposent au mode de vie d’inspiration occidentale.

L’état Adulte, quant à lui, est le siège du raisonnement et de la connaissance. C’est la dimension rationnelle et logique de l’individu. C’est donc un précieux agent de changement de la personnalité. 

Paradoxalement, beaucoup d’algériens qui, en Algérie, se montrent conservateurs savent être très ouverts quand ils sont à l’étranger, avec des étrangères !

Peut-être sont-ils conservateurs chez eux parce qu’ils n’ont pas d’autres choix ? Peut-être subissent-ils chez eux une situation qui leur est imposée par la société ? Peut-être leur expérience à l’étranger leur a permis de se faire leur propre idée et, de ce fait, de changer de point de vue ? Ou est- ce simplement une belle hypocrisie ?! 

 

Pour finir, l’état Enfant reflète ce que l’on ressent. Tout le monde ressent le besoin d’être entouré, d’avoir des amis, de pouvoir sortir, de profiter de sa jeunesse et d’en garder des souvenirs.

Seule différence: certains le font ouvertement, les autres non.

Dans le meilleur des cas, ces derniers se voilent la face en se convainquant qu’ils n’en ont pas besoin malgré la frustration.  Dans le pire des cas, ils mentent et sortent en cachette.

 

Pourtant, il n’y a absolument rien de mal à vouloir passer du temps entre amis quand on est sain d’esprit !

 

  « La mesure de l’intelligence est la capacité à changer. » Albert Einstein

Une année de plus à qui nous disons adieux et une nouvelle à qui nous souhaitons la bienvenue.

L’Algérie est un pays magnifique, riche en ressources mais tellement pauvre en vie.

Que 2017 soit l’année de l’épanouissement, de l’ouverture et de la vie.

Que les villes algériennes aient enfin une âme, qu’elles soient enfin animées.

Que les soirées en Algérie ressemblent aux soirées ramadhanesques tout au long de l’année. 

Que les algériens apprennent à sortir, à se détendre et à profiter de la vie  comme partout ailleurs dans le monde.

Nous connaissons l’évasion, nous savons profiter des loisirs dans les autres pays. Alors, pourquoi pas chez nous ?  

Que ces changements donnent envie aux touristes étrangers de venir visiter notre pays, qu’ils aient une image moderne de l’Algérie, une image attrayante qui fasse envie.

Nous pouvons, sans renier ce que nous sommes, apprendre des autres et prendre ce qu’il y a de positif ailleurs.

Voici mes vœux pour l’Algérie !                                                                                                    

            Lydia KANOUN

(Soleil HEC/Rédaction Numérique De "Liberté")

 

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