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Et si la crise était une aubaine !

©D.R.

Avec des réserves de change d’environ 120 milliards de dollars, l’Algérie pourra tenir le coup encore quelques années face à la crise.

Avec une économie rentière, l’Algérie est vite devenue l’otage de ses hydrocarbures. Un secteur qui a rendu vulnérable toute économie  basée sur lui. Les pays dotés de richesses minières ont globalement vu leurs économies croître de manière moindre que les pays ne disposant pas de ces richesses.. Les hydrocarbures donnent naissances à des peuples assistés et oisifs. On parle là de la malédiction des ressources naturelles.

Pour l’Algérie,  la décennie qui a suivie l’an 2000 est globalement caractérisée par des prix très élevés du baril de pétrole. On s’est souvent demandé ou l’argent s’est-il envolé ? Avons-nous fait des investissements fructueux?  Bien des questions tournent dans la tête des citoyens. Mais à quoi bon se tortiller les méninges quand nous savons d’ores et déjà que nous ne connaitrons pas la vérité. 

Cette économie a produit un système opaque. La corruption bat son plein, la bureaucratie freine la volonté des étrangers à investir en Algérie et désarme les fils du pays.

 Dirigé par des personnes non qualifiées, le manque d’expertise fait que le pays souffre de stagflation, et si nous continuons sur ce chemin, la situation n’est pas prête de s’arranger.

La crise par laquelle passe l’Algérie actuellement est une véritable aubaine. Cela peut paraitre paradoxal, mais cette crise nous pousse à explorer de nouveaux horizons. Au lieu de nous lamenter sur notre sort et attendre le pire, il faut agir.

Agir, oui ! mais comment ?

L’Algérie regorge de richesses, la plus précieuse est bel et bien la richesse humaine. Un pays jeune comme l’Algérie, avec une moyenne d’âge de 27,5 ans, a tous les avantages pour créer une dynamique de développement.  Il est impératif de développer le concept de l’intelligence collective, pour que la synergie opère ! 

2017 marque le début d’une nouvelle ère, cette ère post-hydrocarbure  impose des réformes intersectorielles. Afin de rééquilibrer notre économie, la relance de la production et de l’industrialisation est certes un bon moyen pour booster notre économie mais comment y arriver avec des réserves presque à sec ?

Selon Hichem Baba Ahmed, chercheur et enseignant à HEC Alger, il faudrait investir dans des secteurs porteurs qui ne demandent pas de gros investissements pour commencer.  «  Il est clair qu'il est très intéressant d'investir dans l'agriculture, les TIC et dans les industries légères. Ces trois secteurs doivent être encadrés par le savoir (le knowledge ) sinon nous ne serons pas compétitifs (au niveau national et au niveau international)  »  déclare monsieur Baba Ahmed.

Espérons que 2017 sera le début d’une nouvelle époque. Pour commencer, il faudra adopter une nouvelle mentalité, une mentalité qui sera le socle d’un éventuel changement. Il faudra lutter contre le fatalisme, et croire qu’un changement peut opérer si nous le voulons vraiment ! Nous changerons le Monde en nous changeant nous-mêmes. “ Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ” a dit Gandhi.

Aussi, investir davantage nos efforts dans l’amélioration de notre système éducatif, une démarche primordiale pour la prospérité du pays. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » disait Nelson Mandela.

Pour réussir le changement, il ne faut négliger aucun secteur d’activité.  Enfin, reste à espérer que la classe politique veillera à travailler pour les intérêts des citoyens et non pas le contraire.

Isma MAMRI

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Commentaires
1 réactions
népourêtrelibre le 30/12/2016 à 13h04

L'Algérie a toujours vécue dans les grandes graves crises multiformes et continuera à vivre... La première crise qu'a eu le pays, l'Algérie, est celle du putsch de 1962. Ensuite, les crises se sont enchaînées au fil des échecs de ce régime de Bouteflika malade cloué à son fauteuil roulant depuis déjà quelques années. François Hollande a décidé de ne pas se représenter à la présidentielle de 2017, à cause de ses échecs. Chez-nous échec ou pas échec Bouteflika persiste et signe.

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