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Le consommateur algérien: roi de l’excès

©D.R.

Qu’on se le dise franchement: l’Algérien ADORE consommer. Sans pour autant y être obligé, il s’en délecte. Inconsciemment, il se retrouve à acheter de tout et du n'importe quoi; ça part d’un simple café le matin au réveil, une bouteille de soda le soir avant de se coucher, en passant par des en cas aléatoires tout au long de la journée. Tout prétexte est bon pour satisfaire son amour inconditionnel à l’égard de la consommation impulsive.

Il est bien connu que chacun de nous a ses propres préférences lorsqu’il s’agit de ses dépenses quotidiennes. Chacun est donc libre d’acheter tels ou tels biens qu’il juge « meilleurs » comparés à d’autres, en ayant toujours pour but d’atteindre un niveau de satisfaction plus élevé.

Le problème qui se pose est : pourquoi, lors de nos achats, abusons-nous autant ?

Ne vous est-il jamais arrivé d’entrer dans un centre commercial avec l’intention de faire des courses bien précises suivant une liste faite au préalable mais que, à la sortie, vous vous retrouviez avec la moitié de votre caddy farcis de produits supplémentaires dont vous n’aviez même pas prévu l’achat ? Ceci est le parfait exemple de l’abus de consommation.

En effet, malgré notre rationalité qui devrait nous résonner en nous incitant à n’acheter que ce dont on a besoin; nous dépensons exagérément ! Nous sommes attirés par les publicités, les promotions et même la disposition des produits. Envoûtés, nous achetons en quantité sans modération ni contrôle de soi comme si nous étions hypnotisés. Disons que dans ce cas là, on frôle la surconsommation.

Prenons exemple sur le mois sacré de Ramadan où la surconsommation des produits alimentaires atteint son comble. Le citoyen est pris d’une incommensurable envie d’achat qui le pousse à acheter presque tout ce qui croise son chemin et avec des quantités plus que suffisantes. Bien entendu, la moitié de ces aliments finiront malheureusement à la poubelle. N’est-ce pas du gaspillage pur? Ce n’est visiblement profitable pour personne. De plus, écologiquement parlant, il en résultera de sérieuses répercutions sur l’environnement terrestre constituant ainsi des menaces pour les êtres vivants.

C’est à partir de cela qu’il est nécessaire, voir même primordial, de quitter cette mauvaise habitude, si ce n’est l’éradiquer ! On devrait songer beaucoup plus à consommer ce dont on a besoin et non tout ce dont on a envie. Se contrôler étant la règle d’or; on se doit de se libérer de l’esclavage que nos pulsions de consommation exercent sur nous. 

Pour conclure, il est important de savoir quand, où et comment dépenser. Tout en se souciant de la quantité des biens achetés afin d’éviter le gaspillage, parce qu’en réalité, c’est la gourmandise des consommateurs qui fait beaucoup plus de ravages que leur nombre.


 Mohammed Yazid BOURAHLA

(Soleil HEC/Rédaction Numérique de "Liberté")

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1 réactions
yanis le 24/03/2017 à 11h26

"roi de l’excès" ceux sont les importateurs de "futilités" , des spéculateurs et trabendistes des frontières.voir les quantités qui vont vers les pays frontaliers. sauf pour le mois de carême où le citoyen,se croit obligé de se saigner, pour faire bonne figure devant ces concitoyens ???

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