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Où en sont les droits fondamentaux des consommateurs ?

Placée sous le thème de « Les droits des consommateurs à l’ère du numérique », on célébrait le 15 mars dernier la journée mondiale des droits des consommateurs. L’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, n’était pas en reste. Divers programmes de prévention et de sensibilisation ont été mis en place pour mettre en avant les droits des consommateurs dans le domaine des nouvelles technologies.

Choisie symboliquement, la date du 15 mars souligne l’anniversaire de la déclaration du président des États-Unis John F. Kennedy, en 1962, à propos des droits des consommateurs. Le défunt président exprimait lors de cette déclaration les quatre droits fondamentaux du consommateur, à savoir: le droit à la sécurité, le droit à l'information, le droit de choisir ainsi que le droit d'être entendu.

Depuis 1983, le 15 mars est donc une occasion annuelle pour mettre en valeur la défense des consommateurs et promouvoir leurs droits, en soulevant notamment certaines de leurs questions et en cherchant des solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

Depuis cette date, les droits des consommateurs se sont consolidés et davantage de lois et de ressources existent pour les protéger et défendre leurs intérêts.

En Algérie, le gouvernement à travers son ministère du commerce instaure des lois pour la préservation et la protection du consommateur. Ainsi, la première loi traitant de ce domaine est la loi N° 89/02 du 07 février 1989. Cette dernière est relative aux règles générales de protection du consommateur.

Aussi, des associations ont été mises sur pied à l’instar de l’APOCE (Organisation Algérienne pour la Protection et l'Orientation du Consommateur et son Environnement) dont la mission est de protéger le consommateur et défendre ses intérêts moraux et matériels. Mais qu’en est-il réellement du respect de ces droits dits « fondamentaux » en Algérie?

Force est de constater malheureusement que l’Algérien voit ses droits bafoués. Il ignore d’où proviennent les produits qu’il achète, dans quelles conditions ils ont été fabriqués et pire encore avec quoi ils ont été produits.

Ne disposant pas des informations nécessaires inhérentes aux produits, il est quasiment impossible pour lui de jouir pleinement de son droit de « choisir ». Se retrouvant dans une situation où ses droits ne sont pas respectés, le consommateur devient passif.Il ne cherche pas à connaître les compositions des produits; tout ce qui semble l’importer, c’est leurs prix.

Face à la cherté de la vie, il est difficile de lui en vouloir. Cependant, peut-on lui pardonner la méconnaissance de ses droits ?

Il est vrai que les efforts des quelques cinquantaines d’associations nationales militant pour la protection des droits des consommateurs sont louables, cependant leur influence reste limitée. En effet, il ne peut pas y avoir un impact positif que s’il existe une complémentarité entre les deux acteurs (Associations/Consommateurs); pour faire respecter ses droits, il faudrait donc d’abord que le consommateur les connaisse.

Bien que l’absence de contrôle et d’impunité laisse libre cours aux manœuvres douteuses des producteurs et distributeurs, on ne peut nier la responsabilité du consommateur algérien. Ainsi, des initiatives prises par ces associations pour l’orienter et le protéger,tels que les appels au boycott de certains produits trop chers, sont rarement suivies.

Les associations sont certes là pour le conseiller et défendre ses intérêts, mais elles ne peuvent agir à sa place. Malheureusement, seuls quelques consommateurs donnent suite aux infractions des producteurs - souvent passibles de sanctions pénales - dans le but obtenir réparation.Indifférent, le consommateur algérien semble manquer de culture de consommation. Il participe malgré lui à la dégradation de la situation.

Pour renverser la vapeur, il est donc impératif que le consommateur s’implique davantage. Il doit apprendre à mieux consommer et à se montrer plus exigeants envers les producteurs. En étant conscients de son rôle et en ayant parfaitement connaissance de ses droits, il pourrait faire entendre sa voix et ainsi défendre ses intérêts.Mais encore faut-il qu’il soit vraiment entendu…

 

Sofia KHODJA
(Soleil HEC/Rédaction Numérique de "Liberté")

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