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A la une / Soleil HEC/Réd-Num-"Liberté"

#LibertéVENDREDI

Vivre dans une cité universitaire...

©D.R.

Dans un coin perdu de la commune de Kolea, au fin fond des montagnes et loin tout se trouve ‘Poudlard’ où le pôle universitaire de Kolea.

Un pôle regroupant cinq écoles supérieures de commerce ; HEC, ESC, ENSSEA, ENSM et ESGCI, des écoles qui forment les élites, des managers et des futurs cadres d’entreprise.
Le campus regroupe plus de 10 000 étudiants venus des quatre coins du pays pour espérer décrocher un master en sciences commerciales.

Des écoles supérieures où les étudiants se disent fiers d’y être car l’enseignement est de qualité. La culture universitaire est bien ancrée et encore meilleure qu’ailleurs.
Les étudiants viennent de toute l’Algérie, ce qui forme un métissage très enrichissant, mais deux gros problèmes perturbent le bon déroulement de la vie estudiantine : l’hébergement et la nourriture.

Les plus chanceux rentrent chez eux chaque fin de journée tant dit que les autres étudiants sont résidants.

L’élite algérienne de demain s’entasse dans  des chambres de 5 mètres carrés et est confrontée chaque  jour à d’interminables files d’attente pour manger.

Les conditions d’hébergement restent très moyennes, les chambres sont équipées du strict minimum et l’hygiène des pavillons reste à désirer.
Les futurs cadres d’entreprise ne disposent même pas de bibliothèque, et l’accès à internet demeure impossible.

Quant à la restauration, les plats se suivent et se répètent dans des conditions inappropriées à une vie estudiantine digne des meilleurs étudiants du pays. La nourriture reste un véritable problème qui nuit à la concentration de nos étudiants.

Nous avons pu récolter un petit témoignage e Hassinet Chahine, étudiant résidant au pôle universitaire de Kolea :
« En réalité vivre dans une cité universitaire n'est pas vraiment facile .... Les élites de l’Algérie crèchent dans une boîte d’allumettes où l'odeur de la bouse règne, les coupures d’électricité et d’eau deviennent un rituel, l’endroit en lui-même n’est pas sécurisé, on se croit au désert… les filles subissent des harcèlements juste parce qu’elles essayent d’accéder à la ville la plus proche qui est à des kilomètres… quant à la restauration, j’aimerais attirer l’attention sur l’hygiène, on nous sert sur des plateaux en aluminium parfois même sales et  avec une chaine infernale … financièrement, la plupart des étudiants ne peuvent se permettre de manger que dans ces restaurants universitaires …»

C’est malheureux de voir la triste réalité de la vie de nos chers étudiants, des étudiants qui ont quitté leurs conforts quotidiens pour réussir une carrière. Ils essayent de résister à ces épreuves de la vie mais beaucoup d’entre eux ont baissé les bras suite à ces conditions désastreuses. 

Dans l’espérance que ce petit article éveillera les consciences des responsables de ce massacre qui nuit au bon déroulement des années universitaires car des conditions de vie meilleures sont synonymes d’un avenir encore plus studieux.

Islem YAT

(Soleil HEC/Rédaction Numérique de "Liberté")

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