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Autres / Spécial Ramadhan

Ambiance ramadhanesque

Les restos Rahma très fréquentés à Montréal

L’habitude est une seconde nature, dit-on. Durant le mois de Ramadhan, les habitudes de consommation, spécifiquement algérienne, voire maghrébine, tiennent la dragée haute à Montréal. Chorba, azabia, tarawih et parties de dominos rythment la chronique ramadhanesque outre-Atlantique. Les Algériens dépensent sans compter en ce mois de surconsommation dans un pays où l’on incite justement à toujours consommer plus. Le marketing néolibéral, c’est aussi cela. C’est ainsi que d’aucuns sont atteints par la fièvre “acheteuse”, le mois de carême venu. Les produits algériens sont particulièrement prisés. Entre couscous Benamor, Flan Nouara, Selecto Hamoud et les dattes Deglet Nour, etc., les consommateurs ont l’embarras du choix. Les fabricants de zlabia sont également sollicités en ce mois sacré. Chaque mois de carême, Omar Tamani arrive spécialement de Tizi Ouzou pour s’adonner à son violon d’Ingres : l’art de frire la zlabia. Idem pour les resto Rahma, ces restos du cœur où l’on sert le f’tour gratuitement. Cette année, ils sont très fréquentés. Sur la rue Jean-Talon, où les commerces maghrébins sont concentrés, même des cafés maures sont transformés en restaurant du cœur, l’espace d’un mois. Les propriétaires assurent le f’tour avec un menu complet. C’est le cas des cafés Safir et 5-Juillet qui servent le f’tour à tour de rôle. “On sert presque une centaine de repas chaque soir”, nous révèle-t-on au café Safir. Un peu plus à l’est sur la même rue, le restaurant Babel grouille de monde ; des bénévoles s’affairent à préparer le repas du soir. Le patron des lieux, Ahmed Zekhmi, veille au grain. Il a mobilisé sa famille pour prêter main-forte aux bénévoles. Des bienfaiteurs participent à l’achat de la marchandise. “Des commerçants nous proposent aussi des rabais sur les achats, une manière pour eux de contribuer à cet effort de solidarité”, affirme M. Zekhmi originaire de Tizi Ouzou. “Il y a même des mosquées qui participent à cet effort”, nous précise-t-on. Parmi les gens qui fréquentent ces restos, il y a beaucoup de jeunes célibataires, mais aussi des familles qui sont de passage par Montréal à l’heure du f’tour. C’est que, devant l’inflation galopante des produits de consommation, il n’est pas donné de se permettre un repas quotidien dans un restaurant populaire, disons une gargote. Ajoutons à cela, le fait que le chômage frappe une grande proportion d’Algériens, notamment dans la métropole québécoise. Si le taux de chômage au Canada et au Québec oscille entre 6 et 7%, celui-ci atteint le double, voire le triple, de la proportion d’Algériens qui ne travaillent pas. Cet esprit de solidarité qui caractérise le mois de carême a tendance à disparaître au lendemain des fêtes de l’Aïd. Ce qui est remarquable aussi, c’est que les mosquées enregistrent une grande affluence, comme c’est le cas des tarawih. Des filles à peine sorties de l’adolescence, d’ordinaire branchées avec leurs tenues tendance, délaissent jeans et Reebok pour le voile de circonstance pour fréquenter les lieux de culte, après la rupture du jeûne. C’est qu’il y a des compatriotes qui ne fréquentent la mosquée que durant le Ramadhan, et ce, depuis les temps anciens. Une tradition qui est observée encore de nos jours. Après la rupture du jeûne, les soirées de dominos dans les cafés s’éternisent, pendant que certains préfèrent respirer un bol d’air frais dans les nombreux parcs et jardins publics de la métropole connue aussi pour sa vie nocturne trépidante.

Y. A.


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