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Autres / Spécial Ramadhan

Journée d’étude sur le diabète et le Ramadhan au CHU de Tizi Ouzou

Un diabétique doit-il jeûner ?

La salle de conférences du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou a abrité hier une rencontre-débat sur le diabète et le Ramadhan, un sujet délicat qui revient chaque année  en ce mois sacré où la question du jeûne chez les sujets atteints de diabète revient régulièrement.
Et c’est à cette question que le Pr Salah Mansouri, du service de diabétologie au CHU de Tizi Ouzou, a tenté de répondre en présence même de quelques malades diabétiques  de l’hôpital qui ont été conviés à cette conférence.  Le Pr Mansouri expliquera d’emblée la nature de cette maladie en progression en Algérie à cause, précisera-t-il, du changement de nos habitudes physiques et alimentaires. “Le manque d’activités physiques, préférant souvent les moyens de locomotion à la marche, et le changement de nos habitudes alimentaires accroissent le risque de diabète”, a-t-il souligné.   
Pour le Pr Mansouri, la décision de jeûner, quant à elle, revient au malade mais le médecin a le devoir de l’accompagner dans cette décision, tout en précisant qu’il y a, par ailleurs,  des cas où le diabétique ne devrait pas jeûner à l’exemple de ceux travaillant dans des endroits exposés au soleil car cela favorise la désadaptation qui est un risque majeur chez les diabétiques. “La décision doit être prise au cas par cas et l’on devrait toujours avoir l’avis de son médecin avant de jeûner”, est-il conseillé par le conférencier.   
Par ailleurs, l’orateur expliquera que 80% des malades atteints de diabète de type 2 sont hypertendus ajoutant qu’en Algérie, 10% de la population est diabétique alors que 50% des diabétiques ne savent pas qu’ils sont atteints de cette maladie sournoise tout en affirmant qu’aucune étude de prévalence n’existe à Tizi Ouzou, et ce, pour avoir une idée précise sur le taux juste d’expansion du diabète dans la wilaya.
En dernier, le  Pr Mansouri expliquera longuement et en détail les bienfaits du jeûne, allant jusqu’à espérer et préconiser la création d’une unité de jeûne qui est, selon ce spécialiste, une forme de thérapie. Il est à signaler que c’est journées consacrées au diabète sont organisées dans le cadre d’un programme de rencontres-débats initié par la direction du CHU de Tizi Ouzou

K. Tighilt


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