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Sport / Actualités

Cherif Mellal, président de la JSK, accuse

“Ce n’est pas la commission de discipline qui m’a suspendu”

©Billel Zehani/Liberté

Le président de la JSK, Cherif Mellal, est sorti de sa réserve après la lourde suspension qui lui a été infligée par la LFP.

Ainsi donc, c’est sans surprise aucune que la Ligue de football professionnel a infligé une lourde suspension contre le président de la JS Kabylie, Chérif Mellal, après le bras de fer qui l’avait opposé au président de la LFP, Abdelkrim Medouar.
Curieusement, la sanction est tombée comme un couperet, avant-hier tard dans la soirée, et ce, quelques heures après la défaite de la JSK contre le CS Constantine, comme pour enfoncer davantage un jeune président qui a tenu à défendre les intérêts de son club et qui a osé dire tout haut ce que certains de ses pairs pensent tout bas. Toujours est-il que, tard dans la soirée, les réseaux sociaux ont été envahis par des milliers de supporters en Kabylie et dans d’autres régions d’Algérie pour dénoncer cette suspension d’une année assortie d’un sursis de six mois contre Mellal qu’ils considèrent comme “une grave injustice” ou encore “des représailles mesquines contre le président Mellal qui a osé dénoncer des magouilles fomentées contre son club, et ce, au détriment de l’éthique sportive”.
Toujours est-il que, tard dans la soirée, la direction de la JSK n’a pas tardé à réagir, par le biais de son site électronique, contre cette sanction qu’elle considère comme “une lourde sanction pour un président qui voulait juste défendre les droits de son club et dénoncer des pratiques à bannir du football national”. Et à la direction de la JSK d’affirmer sur son site officiel que “c’est avec beaucoup d’amertume que nous venons de découvrir ce lundi en soirée, sur le site de la Ligue de football professionnel, la sanction du président Mellal par la commission de discipline qui n’aurait pas pris en considération le dossier présenté par le club”, tout en précisant que “la JSK a été victime et il est des plus logiques que le premier responsable du club réagisse, surtout qu’ils sont nombreux en effet à débiter publiquement, depuis des années et lors de cette saison encore, des choses pas faciles à avaler sans que personne lève le petit doigt”.

“L’affaire a été ficelée d’avance”
Hier encore, la sanction prise contre Mellal a suscité les commentaires les plus fous à Tizi Ouzou mais aussi dans toutes les contrées les plus reculées de Kabylie où le président de la JSK jouit désormais d’une popularité débordante. On a pu joindre hier, peu avant la mi-journée, le président de la JSK qui s’apprêtait à rallier la région d’Ouadhias pour répondre à une invitation villageoise, soit une coutume qu’il a instaurée depuis son intronisation à la tête du prestigieux club du Djurdjura “pour réconcilier et appeler à l’union et à la sportivité tout le “peuple de la JSK”. Avec beaucoup d’humilité et de retenue, Mellal nous dira que “l’affaire a été ficelée d’avance et, en fait, le verdict était connu bien avant la réunion de la commission de discipline qui n’a même pas daigné prendre en considération le dossier en béton que nous avons présenté à l’occasion, tout cela pour vous dire que ce n’est pas la commission de discipline qui m’a sanctionné”. Et au président de la JSK d’affirmer encore que “personnellement, j’ai confiance en la justice de mon pays et je compte introduire d’abord un premier recours auprès du Tribunal arbitral du sport algérien envers qui j’ai beaucoup de respect et de considération et si je n’obtiens pas gain de cause dans mon propre pays qui m’est très cher, je serai malheureusement obligé de porter cette affaire auprès du TAS de Lausanne et s’il le faut auprès de la Fifa pour crier mon innocence et dénoncer ces représailles et toutes les magouilles constatées, depuis longtemps déjà, dans la gestion du football algérien”. Et Mellal d’ajouter que “je suis revenu dans mon pays par passion pour le football algérien et par amour pour la JSK, le club de mon enfance qui a défendu honorablement et fièrement les couleurs nationales même dans les moments difficiles, et je continuerai à me battre de toutes mes forces pour dénoncer tout le climat malsain qui gangrène le football algérien et pour défendre au mieux les intérêts de la JSK dont le retour sur la scène nationale dérange certains ‘affairistes’ qui ont toujours nagé en eaux troubles pour se servir égoïstement au détriment du sport et des intérêts de la jeunesse algérienne”. Et au président de la JSK de conclure qu’“il est temps que la gestion du football algérien revienne à des gens sérieux, propres et crédibles pour développer davantage notre football qui est malade et lutter contre le phénomène de la violence dans les stades qui prend de l’ampleur et lorsque je vois un stade de Tizi Ouzou archicomble accueillant de nombreuses familles et applaudissant sportivement le CSC qui a battu logiquement la JSK, il faut se dire que c’est là que réside la voie du salut pour le football algérien et au diable les fossoyeurs du sport-roi en Algérie”.

Mohamed HAOUCHINE


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