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Sport / Actualités

AÏt Djoudi à “Liberté”

“Il faut apprendre de ses erreurs et reconquérir l’Afrique”

©Yahia / Liberté

L’ex-sélectionneur national, Azzedine Aït Djoudi, revient dans cet entretien sur le match des Verts face à la Gambie (1-1) et remet en cause une certaine gestion des faits qui a influé négativement sur le résultat final de la partie.

Liberté : La sélection nationale a fait match nul 1- 1 face à la Gambie samedi dernier en terre gambienne, quelle est votre analyse de cette rencontre ?
Aït Djoudi  :
Au-delà des conditions un peu difficiles dans lesquelles s’est déroulée cette rencontre, je dirais que notre équipe nationale, sur le terrain avait perdu 2 points.
J’ai prédit un match difficile dans le sens où nous n’avions pas beaucoup de renseignements sur notre adversaire et sa façon de jouer.
D’ailleurs il nous on a un peu surpris par sa volonté et son engagement sur le terrain. A mon avis nous avons un peu mal géré la situation d’avant-match.

Qu’entendez-vous par là ?
Il ne fallait pas trop se focaliser sur ce qui s’est passé avant le match, c’était de la pression inutile. Il s’est avéré d’ailleurs que les supporters qui se sont regroupés sur la main courante étaient trop sages pour handicaper la rencontre. Nous connaissons tous l’Afrique. Ce sont des alias qui existent un peu partout, il fallait rester concentré sur le match au lieu de se poser des questions si on doit jouer ou pas. Tout cela fait sortir un peu les joueurs de leur match.

Mais voir des foules de supporters se rabattre sur le terrain fait tout de même peur, n’est-ce pas ?
Oui, mais dans ce cas, tout ce que demandait le public est de voir le match. D’ailleurs nous avons vu que le public gambien présent n’a pratiquement pas réagi au but égalisateur de leur sélection !
Ce qui fait peur en Afrique c’est plutôt l’arbitrage, les coulisses, l’accueil des fois, mais là rien ne s’est produit du genre. Si on avait bien géré le côté psychologique des joueurs, on aurait obtenu un résultat meilleur.

On dit que l’EN avait joué ce match sous pression, d’où l’influence négative sur son rendement. Partagez-vous cet avis ?
Oui, d’un côté on peut dire ça. Mais il y a aussi la valeur des deux équipes. Il faut le dire, notre équipe est largement meilleure que celle de la Gambie, mais cette dernière a su mettre la pression sur notre équipe pour la dévaloriser de ses atouts. Une stratégie qui a fonctionné puisque notre équipe nationale n’a que peu imposé sa suprématie sur le terrain. L’essentiel nous l’avons pas exploité sur le terrain, je parle des qualités techniques.
On disait avant que ce match est celui des joueurs, car Belmadi ne disposait pas d’assez de temps pour préparer convenablement son équipe…
C’est vrai que dans la composante générale des joueurs qu’a choisis Belmadi, il n’y avait pas de nouveaux éléments.
Tous ont déjà joué en équipe nationale auparavant et disputé des matchs en Afrique.
Et à certain moment, il devait prendre en main la responsabilité du match…

Il y avait aussi l’effet négatif des derniers matchs où l’équipe trouvait du mal à gagner, ce qui a peut-être influé négativement sur le rendement des joueurs, n’est-ce pas ?
Je ne partage pas cet avis. Du fait qu’il y a une nouvelle ère qui commence et un nouveau sélectionneur sur qui nous avons dit beaucoup de bien, il était attendu à ce que cette équipe dévoile ses ambitions de cette première sortie. La mauvaise gestion des évènements d’avant le coup d’envoi de la partie a eu un effet négatif.

C’est pour cette raison que je dirais que l’EN avait perdu 2 points dans cette rencontre.
Les joueurs sont assez expérimentés pour savoir que dans ce genre de match, on y trouve de l’intimidation et des évènements extrasportifs, l’arbitrage.
Mais au finale rien de cela ne s’est passé si ce n’est des supporters naïfs qui voulaient tout simplement voir le match.

Selon vous est-ce qu’il y a de l’espoir avec cette équipe nationale à l’avenir ?
Bien sûr, qu’il faut garder l’espoir. Je pense que notre EN retrouvera son engouement d’antan. Mais il faut apprendre à reconquérir l’Afrique.
Comme je l’ai dit, ce sont des joueurs qui connaissent bien le continent, c’est le moment d’apprendre des erreurs du passé.
On ne peut pas continuer à en commettre mais plutôt d’exploiter les erreurs du passé.
Nous avons tout de même une composante de joueurs qui ont participé à deux éditions de la Coupe du monde ! Toute cette expérience doit être bien exploitée pour un avenir meilleur de notre équipe nationale.

Entretien réalisé par : Ahmed Ifticen


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