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Sport / Actualités

En dépit de la mauvaise organisation et l’absence de sécurité dans le stade

Les enjeux financiers empêchent l’annulation du match

Le coup d'envoi du match Gambie-Algérie, prévu, hier à 17h30 a au stade de l'Indépendance de Banjul, a été retardé suite à l'envahissement du terrain par les supporters locaux après des bousculades dans les tribunes de l'enceinte sportive. Selon l’envoyé spécial de l’APS, “ce match a drainé de grandes foules, à tel point que les tribunes du stade de Bakau n'ont pas réussi à contenir tout le monde. Ce qui a provoqué des bousculades dans les tribunes, ayant contraint certains supporters à  trouver refuge sur la main courante. Parmi eux, plusieurs blessés, dont les cas les plus sérieux ont été pris en charge par les agents de la protection civile avant d'être transférés à l'hôpital le plus proche”. Enfermés dans les vestiaires, les joueurs algériens ont dû attendre plus d’une heure avant de revenir sur le terrain pour reprendre l’échauffement. Le match a finalement démarré vers 19h, soit avec une heure et demie de retard. Le commissaire du match a estimé que les conditions étaient suffisamment réunies, ordonnant le déploiement des policiers autour de la main courante pour permettre le déroulement de la rencontre alors que le président de la Fédération algérienne de football, Kheïreddine Zetchi indiquait le contraire. “C’est impossible de jouer dans de pareilles conditions”, a-t-il déclaré. Cependant, devant la décision du commissaire du match, Zetchi a dû renoncer à ne pas jouer. “Je ne suis pas venu en Gambie pour repartir avec des sanctions en plus d’un forfait certain si notre équipe avait refusé de jouer au moment où la CAF maintenait  le match”, explique-t-il. Zetchi a en effet bien fait de respecter la décision du commissaire au match. L’EN aurait perdu le match sur tapis vert. En fait, les règlements de la CAF n’obligent pas le commissaire au match à annuler la partie au bout d’un certain temps. Il est le seul habilité à apprécier de faire jouer le match ou non. C’est donc laissé à l’appréciation du représentant de la CAF. Cependant, il y a lieu de s’interroger sur l’attitude du commissaire au match qui aurait pu annuler la rencontre et donner l’occasion à l’Algérie de gagner sur tapis vert pour mauvaise organisation. A-t-il eu peur des retombées d’une telle décision sachant que les supporters étaient prêts à en découdre ? Ou bien a t-il suivi des directives précises de la CAF qui ne peut pas annuler un match en raison de grands enjeux financiers (droits TV, publicité…) ?
Toute porte à le croire. En tout cas, la CAF va sans doute sanctionner (lourdes amendes) la fédération gambienne pour mauvaise organisation.

SAMIR LAMARI


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