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Sport / Sports

Le CA de la SSPA-MCO agirait par vengeance

Cherif paye pour Cherifi


Maintenant que la date de la tenue de l’assemblée générale des actionnaires est connue et qu’il ne reste qu’à en fixer le cadre spatial, il semble désormais clair que l’actuelle direction vit ses deux dernières semaines à la tête du Mouloudia d’Oran.

Le changement sonne comme une évidence chez les actionnaires majoritaires, qui ne veulent plus que Cherif El-Ouazzani, Boubakar Radjaâ et Baroudi Bellellou manœuvrent seuls.Deux déclarations, énoncées au cours de discussions animées entre principaux concernés par cette session extraordinaire, illustrent d’ailleurs parfaitement l’état d’esprit des “décisionnaires” mouloudéens.
“Non, il est impossible de continuer à voir Cherif El-Ouazzani gérer l’administration et le technique”, a tranché un ancien président, mais toujours actionnaire. Un de ses prédécesseurs au poste, également actionnaire de la SSPA-MCO, et donc partie prenante de l’AG du 10 août prochain, est, de son côté, allé encore plus loin dans la “réflexion”.
“C’est Cherifi qui nous l’a imposé. Qu’il demande maintenant à Cherifi de le maintenir à son poste”, avait tancé cet ancien président, avec un brin d’ironie qui en dit long sur les velléités de vengeance qui animent une bonne partie de l’ancien conseil d’administration.
Ces membres du CA, notamment les anciens présidents Ahmed Belhadj, Youssef Djebbari et Tayeb Mehiaoui, gardent encore en travers de la gorge l’interventionnisme de l’ex-wali d’Oran, Mouloud Cherifi, qui avait, rappelle-t-on, installé Cherif El-Ouazzani au poste de premier responsable du MCO.
Or tout le monde connaît le contexte électrique dans lequel Mouloud Cherifi était intervenu pour, d’un côté, calmer la rue qui bouillonnait et, d’un autre, trouver une alternative au départ de Belhadj, dit Baba, après une bronca mémorable des supporters au centre-ville. Ne détenant plus aucun pouvoir décisionnel, dénué de toute légitimité “officielle” et contraint de faire du porte-à-porte pour espérer un prolongement de son bail d’une année qui a expiré le 18 juin dernier, Si Tahar Cherif El-Ouazzani paye, en quelque sorte, la sympathie que lui avait témoignée l’ex-wali Mouloud Cherifi.
Ayant courbé le dos et fait la révérence à Cherif lorsque Cherifi était en place, les actionnaires montrent désormais les crocs au même Cherif comme pour se venger du même Cherifi. 

Rachid BELARBI


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