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Sport / Sports

Il était un des meilleurs attaquants de la JSK des années 60-70

Derridj : “Je suis encore traumatisé par la mort de Bentifour”


Figure emblématique de la grande génération des Kolli, Koufi, Karamani, Ouahabi, Rafaï, Derdar, Hannachi et autres Aït Amar des années 60-70, Mourad Derridj était un attaquant racé et un chasseur de buts attitré, lui qui signa une entrée fracassante en équipe fanion en 1967 contre l’O Médéa (3-0), alors qu’il était encore junior, car âgé de 17 ans à peine. “Notre avant-centre et buteur Rezki Koufi était retenu en sélection, et notre coach Ali Benfadah est venu chez moi la veille du match pour m’informer de ma première titularisation en équipe première.

C’était en 1967, Médéa était leader en division d’honneur et la JSK 2e, mais les dieux du stade étaient avec moi puisque j’avais réussi à inscrire les trois buts de la victoire alors que le score était de 0-0 à la pause”, se souvient encore Derridj de son baptême du feu qui inaugurait ainsi une carrière fulgurante. La JSK réussit alors deux accessions successives en Nationale 2 puis en Nationale 1 sous la houlette du regretté Benfadah. 

La saison d’après, Derridj termina meilleur buteur de Nationale 2, en compagnie de son ami de toujours, Koufi. “Il y avait une grande complicité entre nous deux, et si j’avais deux buts d’avance sur lui à une journée de la fin, nous avions cartonné lors du dernier match contre Aïn Mlila où j’avais encore inscrit deux buts mais Rezki en a mis quatre, ce qui nous a permis de boucler gaiement la saison avec 19 buts chacun et surtout une accession historique en Nationale 1 en 1969, et Dieu merci, la JSK est le seul club d’Algérie qui n’a jamais rétrogradé depuis un demi-siècle, vous imaginez !”, dira Derridj avec fierté.

“À l’époque, nous jouions pour les couleurs car nous percevions de temps à autre des primes de match à… 100 DA, et les terrains en tuf étaient durs et dangereux”, enchaîne Derridj, qui est encore traumatisé après l’accident mortel de son entraîneur Abdelaziz Bentifour, le 19 novembre 1970, à la sortie de Tizi Ouzou. “C’était un jeudi, jour de Ramadhan. Après l’entraînement, le regretté Bentifour nous embarquait dans sa Mercedes pour rentrer à Alger avant le f’tour. Nous étions cinq joueurs, soit Rezgui, Guechtouli, le regretté Yousfi, le jeune Bouraï et moi-même qui étais assis juste à côté du chauffeur, mais le véhicule a dérapé à l’entrée du pont de Draâ Ben Khedda pour basculer dans l’oued, Nous avions été évacués à l’hôpital de Tizi où notre brave «Ben» avait rendu l’âme une heure après, alors que les cinq joueurs s’en étaient sortis avec plusieurs blessures”, conclut Derridj, qui n’est pas près d’oublier un tel cauchemar.

 

 

 


Mohamed HAOUCHINE 


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