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A LA UNE / Sports

ÉVOCATION : Jeunesse Sportive de Kabylie

Et si Abdelkader Khalef était encore là… !

Qui aurait osé penser, un jour, voir la Jeunesse sportive de Kabylie mettre en péril son existence en Ligue 1 ? Il y a à peine quelques saisons, c’était proférer un blasphème que de dire que la JSK joue sa survie en Nationale Une. Le terme relégation n’a jamais figuré dans le vocabulaire, riche en superlatifs, que réservaient à ce club d’aucuns parmi, ses supporters, ses admirateurs, les observateurs et les journalistes les plus impartiaux. Mais depuis au moins trois saisons, l’équipe vit avec la hantise de la dégringolade sous le regard impuissant de ses dirigeants. La JSK n’est malheureusement plus ce foudre de guerre qu’ont toujours craint ses adversaires. La notoriété, l’aura, la parfaite organisation et les valeurs que lui ont léguées ses premiers bâtisseurs ont, du jour au lendemain, disparu.
De ses anciens et valeureux responsables, l’on cite son ex-président, en l’occurrence le regretté Abdelkader Khalef. Cet homme doit être classé parmi les personnes à qui la JSK doit tout. Dès qu’il a présidé aux destinés de ce club, vers la fin des années 1960, le club a connu un véritable renouveau. Abdelkader Khalef a su donner une plus grande dimension au club. Il a mis en œuvre une vaste opération de restructuration qui a permis au club d’entrer de plain-pied dans l’ère du professionnalisme, le vrai ! Ce vaillant président était en avance sur son époque. Il a mis toutes ses compétences managériales et son expérience de gestionnaire efficace avérées au service de ce club. Pour que ce club soit à la hauteur du pesant nom qu’il porte et de la noble région qu’il représente. Son credo, c’est de réussir à bâtir une équipe qui va enorgueillir et honorer toute la Kabylie. Voilà un mot qui importunait sempiternellement les gouvernants de l’époque. Or, l’intérêt incommensurable que Abdelkader Khalef accorde à la JSK prouve clairement sa grande déférence pour la Kabylie et sa fierté d’être un digne fils de cette glorieuse région. Il s’est investi corps et âme pour la réussite de cette équipe. Pour que l’étendard, orné de jaune et vert, flotte au vent dans tous les stades d’Algérie et que le club soit à jamais hissé au pinacle. Le défi relevé, le pari gagné : la JSK jouait souvent les premiers rôles en championnat. Les performances constantes de l’équipe ont provoqué la contrariété des dirigeants de l’époque, à leur tête le président Houari Boumediene qui voyait d’un mauvais œil qu’un tel homme — censé être du sérail — s’implique pleinement dans la gestion des affaires de ce club en particulier et contribue davantage à ses divers succès ! Mieux, et pour donner une dimension nationale au club, Abdelkader Khalef réussit à convaincre son ami de toujours, Abdelaziz Bouteflika, à occuper le poste de président d’honneur de la JSK. Son attachement indéfectible à ce club n’a pas été sans conséquences sur sa carrière. Lui qui dirigeait parallèlement de main de maître la direction générale de l'Office national du tourisme (Onat). L’excellent travail effectué à la tête de cette institution touristique lui confère en toute légitimité, aux yeux de tous, un portefeuille ministériel. Mais l’histoire d’amour qui le lie à la JSK et l’affection si tendre, si vive qu’il voue à ce club ont poussé le président de la République à l’éliminer des différentes listes des ministrables. Il chouchoutait tous les joueurs. Il les mettait dans de meilleures conditions sociales jusqu’à arriver à régler leurs problèmes les plus personnels.
Les dix années de bons et loyaux services qu’il a rendus au club ont été suivis de bons résultats dont la Coupe d’Algérie de 1977 contre le NAHD sur le score de 2 buts à 1 au stade du 5-Juillet. Une victoire qui a permis aux supporters kabyles de crier pour la première fois haut et fort leur identité d’Imazighene… En ce 37e anniversaire de sa mort (il est décédé le 2 mars 1981), une seule phrase taraude l’esprit de tous ceux qui l’on aimé : “La JSK a, en ce moment, plus que jamais, besoin d’hommes de la trempe d’Abdelkader Khalef.”    

B. K.


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