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Sport / Sports

Mohamed Toubal, joueur de la JSK

“J’ai hâte de revoir ma famille en Libye”

© D.R

Cette crise sanitaire sans précédent aura contrarié de nombreux footballeurs qui évoluent en Algérie et qui n’ont pas pu rejoindre leurs pays de résidence respectifs. 

C’est le cas de certains joueurs mais aussi des techniciens de la JS Kabylie qui se trouvent bloqués à Tizi Ouzou depuis plus de trois mois, alors que leurs familles résident à l’étranger. À l’exemple de Toufik Zeghdane dont les parents résident en France ; Mohamed Zakaria Boulahia qui est venu d’Espagne ; Oussama Derradji dont la famille est à Tunis ; le Kenyan Juma Chokra qui habite à Nairobi, et enfin le Libyen Mohamed Toubal dont la famille réside à Tripoli, ce qui n’est pas peu ! À toute cette longue liste, il ne faut pas omettre d’ajouter les deux techniciens tunisiens du club, à savoir l’entraîneur en chef Yamen Zelfani et son adjoint Beltaief Fakhri, qui se trouvent bloqués à Tizi Ouzou depuis la mi-mars car n’ayant pas trouvé de vol pour rentrer chez eux à Tunis à cause du confinement sanitaire et de la fermeture des aéroports algériens et tunisiens. 

Et il faut bien admettre qu’une telle situation n’est pas facile à vivre pour des joueurs et des techniciens qui vivent très loin de leurs familles respectives et se trouvent ainsi confinés pratiquement dans le flou total depuis plusieurs mois, surtout que la reprise de la compétition n’est pas pour demain.  Et si tout ce beau monde arrive à atténuer quelque peu l’isolement grâce à l’internet et aux réseaux sociaux, il faut bien admettre que l’attachement au pays d’origine et la chaleur familiale sont d’un apport considérable pour le moral d’un sportif de performance. Et si Zeghdane, Boulahia et Derradji ont eu droit à quelques bonnes escapades chez eux durant la période hivernale, malheureusement il n’en a pas été de même pour le Kenyan Juma et le Libyen Toubal qui n’ont pas revu leurs proches depuis plus de six mois, ce qui pèse énormément sur leur moral.

“Cela fait plus de sept mois que je n’ai pas revu ma famille à Tripoli, ce qui fait que j’ai pris un sérieux coup au moral, car j’avoue que ça me manque terriblement surtout que le championnat algérien tarde à reprendre et que les entraînements collectifs ainsi que la vie du club sont malheureusement à l’arrêt”, avoue Mohamed Toubal qui est arrivé au mois de novembre 2019 à Tizi Ouzou, en provenance de l’Ittihad de Tripoli, et qui n’a jamais eu le loisir de revoir les siens du fait que tous les aéroports sont fermés et que les frontières entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye sont aussi bouclées, ce qui ne permet même pas de rallier la Libye par route comme cela se faisait avant l’arrivée de la pandémie – l’aéroport de Tripoli est hors service depuis belle lurette déjà à cause de la guerre qui fait rage dans le pays.

“Certes, je suis souvent en contact avec les miens grâce à l’internet et à facebook, mais la nostalgie prend souvent le dessus et j’espère que les aéroports vont rouvrir dès ce mois de juillet pour me permettre de prendre l’avion sur Tunis et rejoindre Tripoli par route pour me ressourcer chez moi, ne serait-ce que pour quelques jours. J’espère que le championnat algérien ne  tardera pas à reprendre”, conclut le footballeur libyen qui jouit d’une grande popularité à Tizi Ouzou.

 

 


Mohamed HAOUCHINE


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