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Sport / Sports

Salah-Bey (SG du CSA/MCA)

“La justice sera saisie pour rendre ses droits au Mouloudia”

© D.R

Pour sa première sortie médiatique sous la casquette de secrétaire général du CSA/MC Alger, depuis l’élection du bureau exécutif en 2016, Salah-Bey Aboud revient sur l’actualité toujours “brûlante” du vieux club algérois.

Liberté : Le MCA fait une nouvelle fois l’actualité avec la désignation de Omar Ghrib à la place de Zoubir Bachi, alors que ce dernier était parti pour mener le grand projet du club. Quelle est justement la position du CSA par rapport à ce énième charivari ?
Salah-Bey A. : Tout d’abord, je suis vraiment navré pour ce qui s’est passé pour le grand Zoubir Bachi qui, quoi qu’en pensent certains, demeure une des légendes du Mouloudia. Un enfant du club et un intellectuel qui mérite tout le respect. Se faire humilier de cette manière, cela illustre parfaitement la déliquescence qu’a atteint un club qui demeure toujours pris en otage par le système politique via des officines qui se cachent derrière la société Sonatrach.

Oui, mais tout cela c’est l’histoire…
Tout à fait d’accord, mais rappeler la genèse et les étapes vécues par le club, ne serait-ce que succinctement, aiderait à comprendre la complexité de la problématique Mouloudia. 
Sauf que l’histoire ne s’arrête pas en 2013, car à l’instabilité de l’ère CSA dans les années 2000, des Messaoudi, Ketrandji, Karcouche et Amrous qui ont bien voulu servir le club, on est passé à celle de Sonatrach avec les Amrouche, Boumella, Yaïci, Hadj Taleb, Raïssi, Achour Betrouni, Ladj et aujourd’hui Hirèche, sans compter la valse à deux entre Omar Ghrib et Kaci-Saïd comme manager ou directeur général de la SSA/Le Doyen. 
Que dire des centaines de millions dépensés en l’espace de six saisons pour une très faible récolte sportive. 
Quant à la dernière décision, venue encore une fois “d’en haut”, d’introniser Omar Ghrib, elle prouve que le MCA est toujours l’otage de forces politiques occultes et que les intérêts sont multiples et colossaux, ce qui suscite les convoitises et les tendances prédatrices. 
De plus, cette opacité qui entoure la gestion de ce club n’augure rien de prometteur. 
Prenez cette fameuse mission d’audit menée il y a quelques années sur la gestion du club, pourquoi a-t-on caché son rapport ? Pourquoi le conseil d’administration de la SSA/Le Doyen ne joue pas pleinement son rôle et ne fait qu’exécuter des injonctions venues d’en haut ? 
C’est la deuxième saison consécutive que le MCA, malgré une aisance financière qui frôle les 200 milliards de centimes, sort sans le moindre titre ! Ce n’est pas normal. Les supporters et le peuple du Mouloudia, comme on dit, ont droit à des explications et à ce qu’on leur rende des comptes. 
Dans les grands clubs du Maghreb, d’Égypte ou d’Europe par exemple, la place des supporters est importante. Ils élisent même les présidents, alors que chez nous, les supporters sont des laissés pour compte.

Qu’a fait le CSA/MCA dans tout ça et que compte-t-il faire à l’avenir ?
Le plus regrettable dans tout cela, c’est que le CSA a été complètement marginalisé et ignoré par tous ceux qui se sont succédé à la tête du club, y compris le premier responsable de Sonatrach à qui nous avons adressé de multiples courriers et même des demandes d’audience. En presque trois ans, aucune suite n’a été donnée à toutes ces correspondances, ce qui est un manque flagrant de considération et un mépris total pour le seul représentant, l’authentique et le détenteur légal du sigle, des couleurs, du logo, de l’histoire et du patrimoine du Mouloudia. Le P-DG et le président du conseil d’administration reçoivent et négocient avec tout le monde, y compris des personnes inéligibles, mais pas avec le CSA. Cette attitude hautaine et méprisante a fait réagir le président Tourqui lors du simulacre de cérémonie de lancement de la première pierre du complexe sportif du MCA à Ben Aknoun, le 30 mars dernier. Devant donc cette situation et après avoir épuisé toutes les démarches, le bureau exécutif, réuni samedi 13 avril, a décidé de porter l’affaire en justice en recourant à un avocat chevronné qui a déjà fait ses preuves dans de telles affaires. Des clubs algérois, en l’occurrence l’USM Alger et le CR Belouizdad, se sont faits entendre, pourquoi pas le Mouloudia, d’autant que les textes de loi sont clairs là-dessus.
 
Est-ce que vous pouvez nous éclairer davantage ?
Sans aller trop dans les détails pour ne pas compromettre le travail de l’avocat, les transgressions sont nombreuses, à commencer par la recapitalisation réalisée par Sonatrach, en l’absence du CSA et d’une manière illégale, par rapport au code du commerce. Ensuite, il y a les dettes du club, évaluées autour de 5 milliards de centimes auprès des tiers, qui n’ont pas été intégrées lors de la reprise de ce dernier en 2013, alors que Sonatrach était censée prendre l’actif et le passif. Venons maintenant au plus important, à savoir le sigle et les couleurs que la SSA/Le Doyen utilise frauduleusement, alors qu’elle doit le faire dans le cadre d’une convention avec le CSA, conformément à la loi 13-05 relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives et surtout au décret exécutif 15-73 du 16 février 2015 déterminant les dispositions applicables au club sportif professionnel et fixant les statuts types des sociétés sportives commerciales qui, dans son article 8, indique entre autres l’utilisation de la marque et autres signes distinctifs.


N. T. 


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