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Medjani répond à Feghouli

“Moi aussi, je dis que les absents ont toujours tort”

De retour en sélection après avoir annoncé sa retraite internationale, Carl Medjani a tenu à révéler lors d’une conférence sa décision de reporter sa retraite internationale. “Effectivement, j’avais pris ma décision de mettre fin à ma carrière internationale, mais Madjer m’a appelé pour me dire qu’il a besoin de mes services, qu’il compte sur moi. Je ne pouvais refuser l’appel de mon pays. On m’a dit ‘’Carl, on a besoin de toi’’, j’ai dit oui sans hésitation. J’ai parlé avec le staff technique et au président de la fédération, et on a convenu que je continue au moins jusqu’à la CAN 2019. Je vais faire de mon mieux pour aider le groupe et donner le meilleur de moi-même”, a-t-il fait savoir avant de préciser que son retour s’est effectué sans la moindre contrepartie : “Je n'ai réclamé aucune condition pour revenir. Je ne voudrais aucun poste. Que je sois titulaire, remplaçant, je ne discuterai jamais des choix. Ma polyvalence est un plus pour le staff.” Medjani est revenu également sur la vie du groupe et l’ambiance entre les joueurs binationaux et locaux au sein de la sélection lors des regroupements et les compétitions. “Il n’y a absolument aucun problème entre les binationaux et les locaux. Personnellement, je suis né en France d’une mère française, mais je me sens à 100% algérien, il n’y a aucun doute. Le débat binationaux-locaux n’a pas lieu”, précise le défenseur polyvalent des Verts, qui a profité également de l’occasion pour encourager les joueurs du championnat national convoqués dernièrement par Madjer : “Je dis aux joueurs locaux de saisir leur chance comme avaient fait les Halliche, Djabou et autres joueurs.” Medjani est également revenu sur les dernières déclarations de Feghouli avant le dernier match face à la Zambie : “Feghouli est un coéquipier, il a ressenti le besoin de parler. Les déclarations de Feghouli ou des autres, je ne vais pas les commenter. Chacun assume ses paroles. L’important est que tout le monde défende les couleurs de cette équipe, sinon cela ne sert à rien de raconter des discours lors des conférences de presse. La meilleure réponse sera sur le terrain. Les absents ont toujours tort, comme l’a dit Feghouli.” Le défenseur du club turc de Sivasspor a reconnu que “le niveau actuel de la sélection nationale est juste moyen”, tout en affirmant que l’équipe possède “le meilleur potentiel en Afrique” et la situation actuelle de l’EN est similaire à celle “de l’après-échec de la qualification à la CAN 2012”, dira-t-il avant de remémorer les débuts de “Vahid Halilhodzic qui nous a réunis à Paris. À l’époque, on s'est tout dit. Il faut savoir se dire les choses. J'ai dit aux dirigeants quels sont les problèmes de la sélection. On a la chance d'avoir des Algériens dans le staff technique qui sont des anciens internationaux”. À propos du retour des Verts au stade du 5-Juillet à l’occasion de la rencontre amicale face à la sélection centrafricaine, Medjani précise qu’il n’y a jamais eu de refus de la part des joueurs pour jouer dans la capitale. “Nous n’avons jamais refusé le 5-Juillet. À un certain moment, nous avons préféré Tchaker de Blida parce qu’il s’agissait d’une rencontre importante et nous avions nos repères sur ce terrain. Ça ne pose aucun problème pour nous de jouer au 5-Juillet ou dans n’importe quel autre stade du pays. C’est vrai que l’ambiance du 5-Juillet nous a affectés à un certain moment sous l’ère Gourcuff, mais je suis sûr que lorsqu’on fournit une belle prestation le public nous suivra et nous encouragera. J’ai personnellement joué à Blida, au 5-Juillet, à Constantine et même à Annaba face au Maroc et ça s’est bien passé”, dira Medjani.

Ahmed Ifticen