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Sport / Sports

Reportage dans le village de Fedjana, près de Khemis-Miliana

Une grosse pression pèse sur la famille Fékir

Archives/Liberté

Dans la continuité de sa très enrichissante émission quotidienne qui a accompagné les Algériens soucieux de découvrir de l’intérieur l’aventure humaine et sportive des Verts tout au long de la récente Coupe d’Afrique des nations en Guinée équatoriale, notre confrère de Dzaïr TV, Mohamed Boukhemia, est allé rendre compte de l’insoutenable suspense que vit la grande famille Fékir, à Fedjana, près de Khemis-Miliana, à quelques jours seulement de l’annonce de son fils prodige, Nabil, du choix de la couleur du maillot qu’il portera pour sa prometteuse carrière internationale.
Le reportage diffusé dimanche en prime time au cours de l’émission hebdomadaire “Le rendez-vous des professionnels” montrait, d’ailleurs, une famille tellement “ordinaire” de l’Algérie profonde, mais qui a défrayé la chronique quotidienne suite à l’ascension fulgurante de son “petit joyau” qui fait les beaux jours de l’Olympique Lyonnais. “Plus que son accueil si chaleureux et son extraordinaire hospitalité, c’est surtout son attachement à tout ce qui touche à l’Algérie qui m’a le plus marqué lors de ma visite chez la famille Fékir, à Fedjana”, nous disait, d’ailleurs, l’auteur de ce reportage, le premier du genre consacré à l’attaquant de l’OL. Pour Mohamed Boukhemia, “ce qui vit cette famille dépasse grandement le simple cadre sportif lié à la couleur d’un banal maillot de football”. Le reporter de Dzaïr TV en veut pour preuve “l’énorme pression qui a presque gâché la vie ordinaire de cette famille et que le grand-père de Nabil a très bien résumé”. “Nous sommes fatigués et las de tout ce qui se dit à tort, ça et là, notamment dans la rue et sur les réseaux sociaux, sur le compte de notre famille. On a entendu beaucoup de méchancetés gratuites qui visaient surtout à nous faire passer pour des harkis fils de harkis !”, regrettait le grand-père paternel de Nabil, qui a mis un point d’honneur à rappeler “à tous ces gens que la famille Fékir est une famille de révolutionnaires !”. “Moi-même je suis fils de chahid. Mon épouse est également fille de chahid et six de ses oncles paternels sont d’authentiques martyrs de la Révolution. Notre sang a énormément coulé sur cette terre, notre terre, l’Algérie !”, se révoltera le grand-père Fékir qui n’a, du reste, “pas le moindre doute que Nabil aime beaucoup l’Algérie”.
 
“C’est à la FAF de nous aider !”
“Chaque jour, je prie Allah pour que Nabil choisisse la sélection nationale. Pour notre famille, voir l’un de ses fils porter le maillot national et prendre ainsi le relais de ses aînés qui ont donné leur vie pour ce pays nous comblera de joie, de fierté et de satisfaction. Ce serait un rêve qui se réalisera”, lâchera le patriarche de la famille avant de révéler, par la suite, des éléments d’information qui ont leur importance dans cet épineux dossier Fékir.
“On le sait, Nabil veut jouer pour l’Algérie. Mais la FAF doit, de son côté, faire l’essentiel. Chaque jour, dans les médias, on entend une nouvelle histoire, on apprend de nouvelles informations. Tantôt il choisit la France, tantôt il préfère l’Algérie. Et une autre fois, il aimerait patienter. C’est pour cette raison que j’ai appelé Mohamed (le père de Nabil, ndlr) et je lui ai dit : Ya Mohamed, où est le vrai dans tout ça ? Il m’a alors répondu avec beaucoup de logique : ce n’est pas à moi de le prendre par la main, de l’emmener à Alger et de lui donner ce maillot ! Seul, je ne pourrai rien faire ! Il faudrait que le président de la FAF m’aide et fasse sa part du boulot. On s’est, certes, vus avant la CAN, mais après, il n’y a rien eu. Aucun signal d’Alger. Nabil n’a que 21 ans, il faut le comprendre. Nous, on est prêts à faire notre part du travail. Mais c’est à la FAF de faire le reste”, argumentait son grand-père. Abondant dans le même sens, son oncle paternel Sofiane mettra en relief, de son côté, quelques traits de caractère peu connus du grand public algérien. “Nabil est très attaché à son pays. À chaque fois qu’il en a l’occasion, il vient se ressourcer et passer quelques jours ici. Les vacances au bled sont très importantes pour lui. De plus, il est très à cheval sur tout ce qui est religion musulmane et traditions. La preuve, quand il est ici, il m’accompagne toujours quand je vais prier”, indiquera son oncle Sofiane.
Un de ses cousins, intervenant également dans ledit reportage, mettra, de son côté, la lumière sur “la modestie et l’humilité du jeune Nabil”.
“Il est resté très modeste malgré la grande notoriété dont il jouit ces derniers temps. Nous avons longuement discuté au téléphone voilà maintenant moins d’un mois. Il me disait que nous lui manquions beaucoup et qu’il espérait pouvoir venir ici le plus rapidement possible. De notre côté, s’il rejoint l’équipe nationale, nous formerons un gigantesque cortège ici à Ferdjana, qui ira l’accueillir comme il se doit à l’aéroport d’Alger”, a promis, avec enthousiasme, son jeune cousin.

R. B.


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