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A la une / Sports

Nécessité d’une réforme profonde pour le football algérien

Zetchi peine à placer le débat sur le plan politique

© Liberté

Le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a fait un constat sans complaisance de la situation du football algérien. “Le football algérien est malade depuis longtemps.” Il reconnaît du coup que toutes les solutions préconisées depuis quelques années pour la réforme, notamment par les pouvoirs publics, à travers les décisions de deux conseils interministériels consacrés à la réforme du football national, ont échoué. Même s’il égratigne une nouvelle fois implicitement son prédécesseur, Mohamed Raouraoua, accusé d’avoir laissé en place un “système de gestion défaillant”, Zetchi épingle aussi les plans de réforme des pouvoirs publics qui n’ont pas réussi à doter la famille du football des moyens, notamment infrastructurels, à même de l’aider à retrouver des couleurs. Le déficit en stades pour une pratique sans danger du sport roi en Algérie et en centres de formation créateurs de talents et donc de richesses, la prolifération d’une nouvelle génération de dirigeants de clubs défaillants et corrompus et l’apparition de l’argent sale dans le football, sans que les pouvoirs bougent le petit doigt, sont autant d’arguments pour justifier du reste la responsabilité de l’État dans le marasme footballistique actuel. Cependant, le nouveau patron de la FAF ne lève pas le voile sur les mesures qu’il faudra nécessairement prendre pour stopper la chute libre. Écarter 4 ou 5 joueurs de l’équipe nationale en perspective de la prochaine sortie de l’équipe nationale contre le Cameroun ne saurait en effet s’apparenter à un plan de réforme ; il ne s’agit en fait pas de remettre l’EN sur les rails pour tenter d’absorber la colère de la rue, mais de remettre en marche toute la machine de production du football national, incapable de produire une relève en raison justement de la disparation progressive de l’outil de travail, c'est-à-dire les infrastructures, et la faiblesse de l’encadrement à tous les niveaux. Au-delà donc de la mise en place d’une véritable politique footballistique, il s’agit surtout pour Zetchi de réclamer auprès de l’État d’une manière urgente des moyens pour accompagner son plan de redressement. Or, à ce sujet, Zetchi reste muet. Contrairement à son prédécesseur qui a de tout de temps mis la pression sur les pouvoirs publics pour accomplir leur part de la tâche, Zetchi peine à placer le débat sur le plan politique. Depuis son intronisation à la tête de la FAF, Zetchi a toujours évité par exemple le sujet de la construction des centres de formation promis par l’État aux clubs professionnels depuis maintenant 7 ans. Lancé pourtant officiellement en 2013, le projet de réalisation de 35 centres de formation au profit des clubs de football professionnels en Algérie est toujours au stade des intentions. Pourtant, le conseil interministériel de 2010 avait prévu que l’État prenne en charge la réalisation de ces centres de formation avec un coût de réalisation évalué entre 260 et 300 millions de dinars pour la construction d’un centre de formation. Le retard gigantesque accusé dans la construction de nouveaux stades pour la pratique du football pour remplacer des enceintes désuètes a freiné énormément la pratique du football, mais là aussi Zetchi n’en souffle pas un mot, tout comme l’avènement d’une mafia du football annihilant toute velléité de réforme. Alors, faire le constat du marasme c’est bien, mais proposer des solutions et surtout les défendre auprès des pouvoirs publics, c’est mieux…


SAMIR LAMARI

 


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