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Réforme Bancaire, restructuration du secteur public marchand, énergie…

Défis et difficultés

© Yahia Magha/Liberté

La situation économique à laquelle est confronté le gouvernement est plombée par d’énormes difficultés structurelles. Devant les députés, le Premier ministre s’est engagé, hier, à mener les réformes nécessaires pour surmonter l’impasse économique. Saura-t-il relever le défi ?

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a présenté, hier, le plan d'action du gouvernement devant les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN). “Le plan d’action vise, principalement, à assurer la soutenabilité des finances publiques, ainsi que le financement des opportunités de relance économique dans une perspective d’investissement et de diversification”, a expliqué le Premier ministre. Aïmene Benabderrahmane a indiqué que le gouvernement œuvrera “à la consolidation des leviers de la relance économique” à travers, notamment, “la réforme globale et la modernisation du système bancaire et financier, pour le rendre plus performant et attractif, et accroître sa contribution au développement de l’économie nationale”.

Le Premier ministre a évoqué la densification du réseau bancaire et des assurances. Dans ce cadre, Aïmene Benabderrahmane a annoncé l’ouverture de 30 agences bancaires (publiques et privées), ainsi que l’augmentation du nombre d’agences d’assurances de 5% chaque année. Il s’agit, également, d’installer 8 000 distributeurs automatiques de billets de banque et d’équiper un million de commerçants en terminaux de paiement électronique à l’horizon 2024. Le Premier ministre a parlé de la captation de la masse monétaire circulant dans le secteur informel et de l’absorption du marché informel de la devise, notamment à travers l’augmentation du nombre de comptes bancaires. Concernant la réforme du secteur public marchand, le Premier ministre a fait remarquer que ce secteur a connu plusieurs réformes qui ont été accompagnées d’opérations d’assainissement financier et de plans de redressement et de développement pris en charge par le Trésor et les banques publics. Aïmene Benabderrahmane a laissé entendre que l’État compte s’appuyer sur le secteur public marchand pour construire le nouveau modèle économique. Dans le cadre d’une nouvelle approche de gestion des participations de l’État, le gouvernement compte engager une énième restructuration du secteur public marchand à la lumière des audits engagés. 

L’Exécutif s’engage à réviser le cadre juridique régissant les participations de l’État et les entreprises publiques économiques et à encourager l’initiative, notamment à travers la dépénalisation de l’acte de gestion et l’instauration de contrats de performances, ainsi que l’obligation de résultats à l’égard des gestionnaires. Le Premier ministre a fait état de la relance des activités “des entreprises publiques économiques et des unités à l’arrêt et de développer une démarche de valorisation de leurs actifs inexploités par des partenariats”.

Aïmene Benabderrahmane a, par ailleurs, indiqué que les efforts du gouvernement seront centrés sur le développement “des secteurs porteurs de développement et de croissance économiques”. Il cite, dans ce cadre, le secteur de l’énergie et des mines, et la valorisation des ressources naturelles. Le gouvernement ambitionne de porter le taux de transformation dans le secteur des hydrocarbures à 50% en 2022 contre 30% actuellement. L’Exécutif compte intensifier le développement de l’amont pétrolier pour le renouvellement des réserves d’hydrocarbures du pays et l’augmentation de la production primaire des hydrocarbures à travers l’investissement. 

Le Premier ministre a annoncé que les investissements seront portés à environ 10 milliards de dollars en 2023 contre 7,5 milliards de dollars en 2021. Ce qui permettra d'augmenter la production primaire d'hydrocarbures de 187 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2021 à 195,9 millions TEP en 2023. Il est question, aussi, de développer les filières industrielles qui contribuent à la diversification économique. Un organisme doté des prérogatives requises pour gérer les différents dispositifs réglementaires accordant des avantages douaniers et fiscaux aux entreprises industrielles, afin d’assurer un meilleur ciblage de ces avantages, sera créé. 

 


Meziane Rabhi 


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