L’Actualité Fermeture des frontières

Entre utilité et contraintes

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Hanafi HATTOU Publié 18 Mars 2021 à 08:51

Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie. © Louiza Ammi/Archives Liberté
Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie. © Louiza Ammi/Archives Liberté

Les médecins et les experts spécialisés en médecine préventive estiment que la décision de suspension de toute liaison avec l’étranger a été plus que bénéfique dans la jugulation de la pandémie de coronavirus.

Même si elle n’a pas manqué d’impacter tous les domaines d’activité, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes a été, en revanche, une mesure plus qu’urgente pour se protéger contre la pandémie de coronavirus. Mais cette décision d’isoler le pays, décrétée par le chef de l’État le 17 mars 2020, a-t-elle suffisamment contribué à limiter les dégâts de l’épidémie ? Les médecins et les autres experts spécialisés en médecine préventive estiment que la décision de suspension de toute liaison avec l’étranger a été plus que bénéfique.

Elle a, d’après eux, été vraiment salutaire pour le pays. “Les résultats d’une telle décision prise au lendemain de l’apparition de la pandémie dans le pays sont aujourd’hui visibles et palpables dans la vie de tous les jours. Le compteur des contaminations affiche, depuis plusieurs semaines, des chiffres rassurants par rapport à d’autres pays, notamment nos voisins qui ont rouvert leurs frontières et sont en train de faire face aux nouveaux variants du corona”, argumente le Pr Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie (SAI).

En effet, les premiers malades atteints du coronavirus identifiés début mars 2020 ont tous été déclarés cas de contamination importés de l’étranger. Le premier “importateur” du Covid-19 dans le pays n’était autre qu’un ressortissant italien. L’identification du cas italien positif suivi d’un résident algérien en France, qui a contaminé quatre autres femmes de Blida, avait, on s’en souvient, provoqué un vent de panique générale dans le pays.

Les gens commençaient alors à craindre le pire, puisque les caméras thermiques installées à l’aéroport n’ont pas pu repérer les premiers importateurs du virus. Pour le Pr Djenouhat, l’isolement du pays décrété, il y a un an par le Haut-Conseil de sécurité, a permis non seulement de stabiliser les contaminations par le coronavirus, mais aussi de briser les chaînes de transmission des nouveaux variants dont les chiffres sont en train d’exploser aux quatre coins du monde.

“J’estime qu’outre la généralisation du dispositif de confinement et les mesures barrières, la fermeture des frontières a permis aussi d’éviter la troisième vague déclenchée par les différents variants qui sont en train de battre tous les records de contagion et de décès chaque jour”, ajoutera le président de la SAI, avant de recommander la nécessité de maintenir encore les frontières fermées jusqu’à la fin de l’épidémie des mutants du coronavirus.

Le Pr Abdelkrim Soukhal, spécialiste en médecine préventive et membre du Comité scientifique, soutiendra que la décision d’isolement du pays fait partie d’un ensemble de mesures qui permettent de prévenir la transmission des virus et de diagnostiquer tout porteur du virus avant de contaminer d’autres personnes.

“L’Algérie n’a, en fait, fait qu’appliquer les dispositions du règlement sanitaire international qui exige ce type de mesures. Ce dispositif se veut comme une méthode de prévention basique qui permettra de freiner la propagation du virus”, expliquera l’ex-chef de service de médecine préventive au CHU de Beni Messous. Le Pr Soukhal n’omettra pas de rappeler les cinq piliers de la prévention, à savoir “l’hygiène des mains, le port du masque protecteur, la distanciation physique, la désinfection de l’environnement et enfin la vaccination.”

 


Hanafi H.

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