L’Actualité deuxième anniversaire du Hirak

Forte mobilisation des Algériens à Montréal

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Yahia ARKAT Publié 23 Février 2021 à 00:08

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“On  ne  fait  pas  une  demi-révolution !” La  profession  de  foi qui balafre la banderole en tête de la marche pacifique, dimanche, à  Montréal, renseigne sur la résilience et l’engagement des Algériens à continuer le combat pour le changement de système de gouvernance.

Ils étaient plus de 2 000 (3 000, selon les organisateurs) à avoir battu le pavé à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du sourire. Peu avant 11h, la place du Canada, au centre-ville de Montréal, grouillait de monde. Des chants patriotiques et des slogans engagés du Hirak sont entonnés.

Le drapeau national et l’emblème amazigh flottaient dans le ciel dégagé de Montréal. Le comité d’organisation s’affairait à apporter les dernières retouches avant le coup d’envoi de la manifestation.

Les premiers carrés s’ébranlent, et aussitôt, Montréal retrouve l’ambiance de la contestation algérienne. “Ulac smah ulac”, “Algérie libre et démocratique”, crient à tue-tête les marcheurs au milieu d’une forêt de drapeaux et de pancartes.

Au centre de la marche, une banderole est déployée pour dénoncer la répression : “Halte à la répression, libérez les détenus d’opinion.” Le cas de l’étudiant Walid Nekkiche a été rappelé par des manifestants. “En Algérie, des détenus d’opinion sont violés”, lit-on sur une pancarte brandie par une jeune dame.

Le premier carré est arrivé à la rue Sherbrooke, après avoir emprunté la rue Peel, alors que des manifestants attendaient leur tour pour former leur carré à partir du parc de la place du Canada. Tous les slogans de l’insurrection citoyenne ont été remis au goût du jour.

Même le slogan appelant à la chute du régime (Yetnehaw gaâ !) s’est décliné dans sa version anglaise : “Remove them all !” La manifestation a poursuivi son petit bonhomme de chemin jusqu’au consulat général d’Algérie à Montréal. Sur place, la fièvre contestataire est montée d’un cran. Des prises de parole improvisées sur place indiquent que la diaspora, déjà à l’avant-garde du Hirak, ne compte pas baisser les bras.

Elle ne ménagera aucun effort pour soutenir le peuple algérien en lutte pour se réapproprier sa liberté confisquée. “Le combat continue”, a lancé un intervenant, un peu comme un écho à la banderole qui a précédé la marche pacifique, voulant que les révolutions accomplies soient celles qui sont menées jusqu’au bout… 
 

Yahia ARKAT

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