L’Actualité Administration publique de Tizi Ouzou

Grève de deux jours à l’appel du Snapap

  • Placeholder

Kouceila TIGHILT Publié 09 Mars 2021 à 23:05

© D. R.
© D. R.

Les  travailleurs  de  l’administration  publique  de  la  wilaya  de  Tizi Ouzou observent, depuis hier, une grève de deux jours à l’appel du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).

Décidée au cours du dernier conseil de wilaya, cette action a été motivée, entre autres, par la baisse du pouvoir d’achat qui impacte directement les travailleurs de l’administration publique, selon le syndicat.  

Dans  un  document  rendu   public,  le  Snapap  a  estimé  que  la  baisse significative du pouvoir d’achat impacte en premier  lieu  les  fonctionnaires, agents publics et contractuels.

“Le point indiciaire fixé à 45 DA est très loin de répondre aux besoins des familles face au coût actuel de la vie. Les différentes allocations, primes et indemnité sont vraiment dérisoires, 5 DA pour certains”, est-il expliqué dans le document.

L’autre point évoqué par le Snapap est la carrière des fonctionnaires. “Mis à part le statut des corps communs, qui a été soi-disant révisé en 2016, il n’y a aucun projet de révision pour les autres statuts”, a déploré le Snapap, qui a affirmé que certains fonctionnaires collectionnent les diplômes sans pouvoir les faire valoir pour une promotion. “D’autres passent toute leur carrière dans un grade sans être promus”, a encore regretté le Snapap.

Quant  aux  œuvres  sociales, ce  syndicat  estime  qu’elles  sont  devenues problématiques dans tous les établissements. “Le budget qui leur est alloué est calculé sur la base de la masse salariale qui n’est pas révisée depuis plus de dix ans”, a-t-il indiqué.  

Face à cette situation, le Snapap, qui a qualifié cette situation d’“injustice”, exige  l’augmentation  des  salaires  en  supprimant  l’article  87 bis, en augmentant le point indiciaire de 45 à 90 DA et en actualisant les allocations familiales et le salaire unique.

Le deuxième point  de  revendication  du  Snapap  est  la  révision  du  statut général de la fonction publique et des statuts particuliers, alors qu’en dernier, il a demandé l’actualisation de la masse salariale des établissements dans le calcul de  la  quote-part  réservée  aux  œuvres  sociales.  Contacté  hier, le secrétaire général du Snapap à Tizi Ouzou, Ali Blaïd, a estimé que le taux de suivi de la grève reste appréciable.

“Nous n’avons pas, pour le moment, un chiffre global  du  taux de  suivi de la grève, mais on sait que dans certains secteurs, comme les APC et la DSJ, ce taux est de 100%”, a-t-il affirmé. “Pour l’université, il est à 85%, la formation professionnelle à 60%, la culture à 65%”, a-t-il précisé, tout en affirmant que le Snapap est structuré à travers douze secteurs publics à Tizi Ouzou. 
 

K. T.

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

    • Placeholder

    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00