L’Actualité PLUS DE 2 600 HA DE FORÊT RAVAGÉS DEPUIS DIMANCHE À KHENCHELA

L’HÉROÏQUE LUTTE DES KHENCHELIS CONTRE LES FLAMMES

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Faouzi SENOUSSAOUI Publié 09 Juillet 2021 à 21:54

© D. R.
© D. R.

Cela fait plusieurs jours, précisément  depuis  dimanche 4 juillet, que  les arbres brûlent dans le massif forestier d’Aïn Mimoune, dans la commune de Tamza à une quinzaine de kilomètres à  l’est  du  chef-lieu  de  la  wilaya de Khenchela (sud-est de Constantine).

Résultat des courses, pas moins de 2 600 hectares ont été ravagés par le feu, selon les premières estimations. Et les dégâts auraient  été  plus  importants n’était l’implication des différents intervenants, tels  que  l’Armée nationale et des volontaires présents en force sur les lieux.

Il était presque 7h, hier, jour de repos pour la plupart des Algériens, mais pas pour des centaines de jeunes venus des quatre coins de la wilaya, notamment de la région de Tamza, pour prêter main forte aux différents intervenants.

“Nous venons chaque jour pour contribuer à l’extinction des feux qui ravagent nos forêts. Nous devons nous entraider davantage et ce n’est pas seulement l’affaire des autorités”, lance Mohamed, un chômeur de 31 ans.

De leur côté, Marir Marouane, Aouaiadj Zohir, Bouandi Gourmat, Benghalab Salah Kamel et Zohir Cherguia, ainsi que d’autres jeunes bénévoles de la région ont assuré que depuis dimanche dernier, ils passent la nuit dans la région à la belle étoile. “

Hier, j’ai dormi sur un carton et j’attendais la levée du soleil pour entamer une autre journée de lutte contre le feu”, dit Zohir Aouaiadj. Et de renchérir : “Je suis chômeur, mais j’aime mon pays, et je ferai de mon mieux pour sauver ce qui peut encore être sauvé.”

Vers 8h, d’autres jeunes rejoignent les troupes et attendent un moyen de transport pour monter au maquis où les éléments de la Protection civile, ceux de l’Armée nationale populaire (ANP) et les gardes forestiers sont déjà sur le qui-vive. Un camion “Harbin” arrive, se gare sur la chaussée. Équipés de pelles, le nez et le visage couverts, les jeunes montent dans cette embarcation de fortune avec un grand enthousiasme et une volonté de fer pour circonscrire le feu.

De l’autre côté de la route où sont garés des engins, les camions de l’ANP et autres véhicules utilitaires, des jeunes et moins jeunes distribuent de l’eau fraîche, des boissons gazeuses et même des gâteaux pour que les différents intervenants retrouvent de l’énergie. 

À Béni Ousafane (Aïn Mimoune) dans la commune de Tamza, la Protection civile, l’ANP et les gardes forestiers ont dressé un poste de commandement. Pas moins de 1 200 personnes dotées de moyens matériels importants dont 60 engins (camions-citernes) et deux hélicoptères y sont affectés pour intervenir de jour comme de nuit. “Nous avons quatre sites dont Hammam Djir dans la commune de Bouhmama, Aïn Rbib, Issoumer et Soumâate qui sont affectés. Le renfort est envoyé au fur et mesure.

Actuellement, nous avons 16 colonnes mobiles de lutte contre les feux de forêt venues des wilayas d’Alger, de Médéa, de Batna, de Khenchela, d’Oum El-Bouaghi, d’El-Oued, de Tébessa, de Bouira, de Constantine, de Bordj Bou-Arréridj, de M’sila, d’Annaba, de Skikda et de Sétif”, détaille le chef de service de la prévention au niveau de la Direction de la Protection civile de Khenchela, le capitaine Benghellab Fayçal, qui a indiqué qu’actuellement (hier, ndlr), le focus est mis sur quatre grands foyers.

Pour ce qui est des chiffres concernant les dégâts occasionnés, il a préféré ne pas trop s’avancer. “La surface ravagée par le feu est, certes, importante, car chaque mètre carré qui part en fumée est une grande perte, cependant, il faut attendre l’extinction finale des flammes”, explique-t-il.  

De son côté, un officier de la Conservation des forêts, tout en notant sur le tableau blanc, énumère les types d’arbres les plus touchés par le feu : pin d’Alep qui est un arbre qui a la réputation d’être très inflammable, cèdre de l’Atlas, genévrier oxycedrus, chêne vert, romarin et genévrier de Phénicie globulaire. Selon certaines indiscrétions, l’acte serait criminel.

“Je ne peux pas l’affirmer car je  n’ai  pas  de  preuves, cependant, on peut déduire que c’est une main criminelle qui connaît bien la région qui a fait ça. Les départs de feu sont toujours dans des endroits inaccessibles. Il y a des pistes et des passages, cependant, ils ont choisi le relief accidenté pendant une période où la température est très élevée. Le vent a attisé le feu, qui s’est vite répandu”, lance un jeune de la région.

 

Faouzi SENOUSSAOUI

 

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