L’Actualité étude de l'Union Européenne sur le secteur Pharmaceutique

L’Unop répond au Conseil de la concurrence

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Meziane RABHI Publié 17 Février 2021 à 00:03

Abdelouahed Kerrar, président de l’Unop. © D. R.
Abdelouahed Kerrar, président de l’Unop. © D. R.

Au  regard  de  I'UNOP,  l'autorité  nationale  de  concurrence  devrait consacrer  la  totale  étanchéité  du  champ  concurrentiel  entre  les  acteurs  du  marché  interne   et   celui  opposant  ces  derniers   aux fournisseurs internationaux.

L’Union nationale des opérateurs  de  la  pharmacie (Unop) revient, dans un communiqué, sur l’étude de l’Union européenne sur la concurrence dans le marché pharmaceutique et répond au président du Conseil de la concurrence. 

“Notre argumentation peut, certes, être contestée, le cas échéant, mais ce travail de longue haleine auquel nous nous sommes attelés, ainsi que toutes nos observations précises et dûment documentées, ne peuvent, en aucune façon, être réduites à des   ‘allégations’, comme le fait  le  communiqué du président du Conseil de la concurrence”, indique l’Unop.

Cette dernière trouve surprenant que le communiqué du Conseil de la concurrence s'adosse à un constat, qui veut que “la jurisprudence des autorités étrangères de la concurrence ayant les mêmes compétences considèrent que le marché du médicament est endémique à la création de cartels, d'ententes et d'abus de positions dominantes”.

Pour l’Unop, c'est une vérité largement connue et reconnue par tous que le marché pharmaceutique mondial est contrôlé par de puissantes compagnies à dimension multinationale dont les ramifications s'insinuent partout et imposent leur influence dans le tissu économique de tous les pays, y compris les plus développés.

Mais, regrette l’Unop, “il est tout à fait consternant  qu'un  haut  responsable algérien en arrive à comparer ces laboratoires pharmaceutiques géants qui, depuis plus d'un siècle, ont la mainmise sur la recherche, sur les brevets, sur la production et sur la distribution du médicament à l'échelle planétaire, avec les quelques dizaines de petits producteurs qui viennent à peine d'éclore au sein de notre économie et qui ne doivent leur survie qu'à la protection solide du marché interne et  aux restrictions  sévères  que  les  autorités  publiques appliquent  de  manière  résolue  depuis  2008  à  nos  importations  de médicaments”. 

Ce sont ces restrictions, soutient l’Unop, qui ont permis au marché algérien “d'échapper  à  l’emprise  des  grands  laboratoires  pharmaceutiques multinationaux et d'aménager un réel espace de concurrence interne par la fabrication nationale, avec à la clef près d'une centaine de producteurs, des milliers de techniciens locaux compétents qui maîtrisent de mieux en mieux le savoir-faire et les technologies pharmaceutiques et, surtout, des prix du médicament parmi les plus bas de la région”.

A contrario, estime l’organisation, “la mise en œuvre des recommandations de l'étude de l'UE,  en  revenant  sur  ces  restrictions  salutaires, remettrait  notre marché   dans  sa  configuration  d'il  y  a  vingt  années,  avec  moins  de producteurs, moins de concurrence et des prix plus élevés”. 

Quant aux  constats  relevés  par  l'étude  de  l'UE  concernant  des  cas de positions   dominantes  ou  oligopolistiques,  de  conflits  d'intérêts  et   des situations  de pénuries  liées à l'inadéquation  offre  demande, l’Unop indique qu’elle ne voit aucun  inconvénient “à ce  que de tels dysfonctionnements de notre marché soient traités et qu'ils puissent être  éliminés dans le cadre des travaux de l'institution nationale en charge de la concurrence”.

Toutefois,   L’Unop  soulève  quelques  questions.  “  Sachant  que, dans l'organisation en place, c'est l'administration centrale qui détermine le prix final du médicament, la marge  de  production,  les  marges  de  gros  et  de  détail, les  taux  de  remboursement  par  la  Sécurité  sociale,  les  programmes d'importation de produits finis et d'intrants, les normes obligatoires de stocks, etc., quel espace réel est laissé au jeu de la concurrence entre les entreprises pharmaceutiques opérant sur le marché local ?” s’interroge, entre autres, l’Unop. 

Au regard de I'Unop, l'autorité nationale  de  concurrence devrait consacrer la totale étanchéité du champ concurrentiel entre les acteurs du marché interne et celui opposant ces derniers aux fournisseurs internationaux. 
 

Meziane RABHI

 

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