L’Actualité Découverte chez elle baignant dans son sang

La journaliste Tinhinane Laceb victime d’un féminicide

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Souhila HAMMADI Publié 28 Janvier 2021 à 09:24

© D.R
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La journaliste de TV4, Tinhinane Laceb, âgée de 37 ans, a été retrouvée, avant-hier, dans son domicile, baignant dans une mare de sang. Son mari est présumé coupable de ce crime. Selon des proches et des collègues de travail, la jeune femme, mère de deux fillettes, montrait des signes de malaise et de détresse morale, ces derniers temps. Aux sollicitations de ses collègues, elle prétextait un coup de fatigue. Il semblerait qu’elle souffrait plutôt de sérieux problèmes conjugaux. Selon des bribes d’informations collectées çà et là, elle s’apprêtait à quitter son mari. 

Ce serait cela qui aurait déclenché la furie de son mari. Les véritables circonstances du drame ne sont pas encore révélées, pour l’heure. Il n’en demeure pas moins que son père a tenu hier à démentir la rumeur colportée sur les réseaux sociaux et faisant part de la mort de la journaliste après avoir reçu des coups de couteau. Intervenant sur une chaîne de télévision privée, il affirme que sa fille “n’a pas été assassinée, mais est décédée des suites d’une chute après une altercation avec son mari qui, dit-il, l’a poussée”.

Pour le père de la victime, la raison des accrochages récurrents dans le couple réside dans le refus du mari de voir sa femme continuer à travailler à la télévision. Pour sa part, le cousin de la victime, l’écrivain Djamel Laceb, conforte implicitement la piste de la violence conjugale ayant entraîné la mort.

“Ce n’était plus toi, depuis longtemps. Amaigrie, amoindrie, dans ton voile exagérément ample, l’étincelle même de ton intelligence s’évadant. RIP Tinhinane”, a-t-il publié, hier, sur son profil des réseaux sociaux. Les violences contre les femmes explosent de manière inquiétante
Cinquante-quatre d’entre elles ont été tuées en 2020.

Autant de prénoms inscrits sur une liste qui ne cesse de s’allonger : Asma, 30 ans, retrouvée égorgée à Beni Messous, Chaïma, 19 ans, violée puis brûlée vive, Aïcha, 34 ans, poignardée par son conjoint, Yasmine, 28 ans, égorgée par son ex-fiancé, Nabila, 52  ans, assassinée par son beau-fils, Ikram, 20 ans…

Les spécialistes pointent du doigt les effets du confinement et de la précarité économique. Pas seulement. La société banalise les violences, notamment celles commises en milieu familial, jusqu’à vouloir les justifier coûte que coûte. Les femmes, maillons faibles de la communauté, en sont les principales victimes. 

 


S. H.

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