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Il prévoit des sit-in et des rassemblements régionaux

Le Cnapeste durcit le ton

© D.R

Au premier jour du troisième round de la grève nationale de deux jours par semaine du Cnapeste, hier mardi, le taux de suivi de ce mouvement de contestation a varié, selon le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba. Entre 60 et 90% dans les établissements d’enseignement secondaire (lycées), de 45 à 78% dans les collèges et de 3 à 30% au primaire. Le ministère de l’Éducation minimise l’ampleur du mouvement et avance un taux de suivi de 2,3% seulement. 

Mais au-delà de la bataille des chiffres, l’organisation syndicale compte “muscler” son mouvement de contestation en décidant d’organiser des sit-in devant les Directions de l’éducation de chaque wilaya, a indiqué son porte-parole, Messaoud Boudiba. “Le Conseil national vient de décider de passer à l’action, dès le 22 novembre prochain, par la tenue de ces rassemblements pour signifier à la tutelle notre détermination à poursuivre la contestation jusqu’à la satisfaction de toutes les revendications”, a-t-il assuré. “Peut-être que cela fera réagir les responsables du secteur”, espère le syndicaliste. Inutile de tabler sur l’essoufflement du mouvement, prévient encore M. Boudiba.  “Tant qu’un dialogue sérieux n’est pas engagé, le cap de la mobilisation sera maintenu”, a réaffirmé ce responsable syndical. En effet, et à titre de rappel, le Cnapeste envisage également d’organiser des rassemblements régionaux et de boycotter le report des notes trimestrielles sur les bulletins, si le ministère de l’Éducation nationale n’envisage pas, dans les meilleurs délais, d’apaiser la situation et de dénouer cette crise qui prend de l’ampleur  chaque semaine. “Le recours à la grève a été envisagé par le Conseil national au mois d’avril 2020 déjà”.

Le même conseil qui, en revanche, a tout fait pour éviter ce conflit en soumettant un certain nombre de propositions concrètes à la tutelle. Malheureusement, jusqu’à la mi-octobre de la même année, la tutelle, en l’absence d’une stratégie d’apaisement, n’a entrepris aucune démarche et n’a pas daigné donner suite, ni ouvert la voie à un dialogue responsable”, regrette le syndicat. Pour cette organisation, la tutelle a plutôt focalisé les débats “sur la réouverture du dossier du statut particulier, qui n’est pas une priorité pour nous. Nous considérons cela comme une provocation car ce genre de débat, différemment apprécié, soulève des divergences entre les différents partenaires sociaux et ouvre la voie à la surenchère et au populisme”, a encore estimé Messaoud Boudiba. Ce dernier rappelle que la priorité “est à la revalorisation des salaires au moment où l’enseignant frôle le seuil de pauvreté”. 

 


Aziz B.


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