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Ses submersions À répétitiON ont été à l'origine de plusieurs drames

Le pont d'Azaghar, symbole de bricolage

© D.R

Rafistolé à la suite de ses précédentes submersions par les eaux de pluie, le pont d’Azaghar, dans la localité de Bouzeguène, est à nouveau coupé à la circulation après avoir été submergé après les crues d’oued provoquées par les pluies torrentielles enregistrées tout au long de ces deux dernières semaines. Une situation qui ne cesse de susciter l’inquiétude de la population de la région qui craint de nouveaux drames. Ce pont reliant Illoula à Bouzeguène, au lieudit Azaghar, est fermé à la circulation depuis avant-hier, mardi, après que d’impressionnantes crues de l’oued Boubhir l’ont complètement submergé. Les automobilistes, bloqués, ont été contraints de faire un long détour par la commune d’Ifigha où des chutes de pierres sont également enregistrées au lieudit Assif Oussardoun. Réalisé à titre provisoire, il y a plus de trente ans, puis conforté après deux drames successifs qui ont endeuillé la région, le pont d’Azaghar continue, aujourd’hui encore, à constituer un véritable danger pour les usagers qui assistent à chaque fois, impuissants, à sa submersion dès les premières pluies automnales.

Cela d’autant que d’aucuns dans la région gardent en mémoire les deux graves accidents causés par les crues qui ont emporté deux véhicules, avec leurs occupants à bord, en essayant de traverser ce pont de fortune. Le premier accident s’est produit en janvier et l’autre en novembre 2019. Pour le dernier en date, ce fut le véhicule dans lequel voyageaient quatre passagers qui a été emporté par les eaux. Ce jour-là, si trois personnes ont pu s’extraire du véhicule et s’accrocher aux arbres, le quatrième passager, un homme âgé de 25 ans, originaire du village d’Aït Bouadda, à Azazga, a, quant à lui, perdu la vie. Il malheureusement été emporté par les eaux. Son corps, sans vie, a été repêché après plusieurs heures de recherches. Après ce drame, et contre toute attente, l’ouvrage n’a bénéficié au final que d’une opération de confortement et d’installation de garde-corps métalliques.

Hier encore, l’APC a indiqué qu’une étude pour la réalisation d’un ouvrage d’art d’un coût de 210 millions de dinars a été remise le 13 octobre dernier au ministre des Travaux publics qui s’est engagé à prendre en charge ce problème. En attendant la concrétisation de ce projet, de l’argent public continue à être déversé dans ce chenal, où sont entrepris des travaux de bricolage depuis 2019. 

 

 

K. Tighilt


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