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DANS UNE DÉCLARATION SIGNÉE PAR DES CITOYENS ET ORGANISATIONS DE TOUS BORD

Le pouvoir appelé à cesser son "offensive sécuritaire et judiciaire"

© Yahia Magha/Archives Liberté

Des citoyens de tous bords, entre syndicalistes, avocats, médecins, ingénieurs, journalistes, étudiants, ainsi que des organisations comme des partis politiques, ligues des droits de l’homme, collectifs universitaires et estudiantins… ont publié, ce samedi, une déclaration dans laquelle ils disent « halte à la guerre déclarée contre le peuple algérien » par le pouvoir en place.  

« Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés. Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est en train de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien », lit-on dans cette déclaration parvenue à notre rédaction, et qui compte, entre autres, l’adhésion du RCD, RAJ, l’UCP, la LADDH, comme organisations, et des personnalités à l’exemple de Nacer Djabi, Mokrane Aït Larbi, Fatma Oussedik, Louisa Aït Hamadouche, Benyoucef Melouk, Ali Laskri, Lahouari Addi, Mohamed Mebtoul, Bachir Deraïs…   

Les signataires dont le nombre s’élève à environ 300, relèvent ainsi que cette guerre déclarée «n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays », qu’ «elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret) », alors que « la torture se banalise à nouveau » et « les violences policières se généralisent ».

Ils soulignent également que «rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays », à savoir «ni son impuissance face à la crise économique, ni son entêtement à tenir un agenda électoral rejeté par l’immense majorité du peuple, ni le naufrage de son calendrier vaccinal contre la pandémie ». Ceci, avant de rappeler que «le refus depuis deux ans d’accéder aux revendications du Hirak populaire pacifique en faveur d’un changement vers la démocratie enfonce le pouvoir de plus en plus dangereusement dans une aventure sécuritaire au très lourd prix (…) », mettant de la sorte le pays « au ban des Nations pour son mépris des droits fondamentaux de l’homme ».  

Enfin, les citoyens et organisations signataires de cette déclaration appellent à « l’arrêt immédiat de cette inacceptable agression contre l’intégrité physique et morale des Algériens », et rendent les autorités algériennes  «responsables des conséquences funestes de cette dérive répressive » et prennent à témoin  « les opinions nationale et internationale ». En rappelant que « le recours obsessionnel à la répression n’a pas stoppé depuis deux ans la marche du peuple algérien vers le changement démocratique pacifique », ils appellent aussi « à la libération de tous les détenus politiques, à la cessation des poursuites et au rétablissement de tous les droits et libertés garantis par la constitution et par les conventions internationales signées par l’Algérie ».

Rédaction Web

 

 


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