L’Actualité LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS À JIJEL

Le relâchement

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Amor ZOUIKRI Publié 17 Février 2021 à 00:23

© Sofiane Zitari/Archives Liberté
© Sofiane Zitari/Archives Liberté

Après les manifestations nocturnes contre les mesures de confinement à Jijel et la levée partielle de certaines restrictions sanitaires, et en pleine campagne de vaccination contre la Covid-19, un relâchement spectaculaire est constaté quant aux mesures de prévention.

Ce constat est visible dans le comportement des citoyens, dont certains ne croient plus à l’existence de cette épidémie. “Il n’y a plus de corona”, lâche-t-on pour signifier que l’alerte sanitaire n’a plus cours. Alors que cette alerte est toujours en vigueur, la vie a quasiment repris son cours normal.

Croyant à une disparition du coronavirus avec la baisse des cas de contamination, beaucoup se sont mis à abandonner les gestes barrières pourtant adoptés depuis une année, ainsi que le port du masque.

La nonchalance est partout. Les marchés informels qu’on a dû fermer en catastrophe ont repris leur activité, et la tentation d’ouverture des marchés hebdomadaires, encore fermés, est de plus en plus visible.

Dans les bus, le port du masque a tendance à disparaître, tout comme dans les espaces commerciaux où on se contente de coller une pancarte exigeant ce masque qu’on ne daigne même pas porter à l’intérieur.

Dans les campus universitaires, c’est le même relâchement. “Personne ne porte le masque ; tout le monde dit qu’il n’y a plus de coronavirus. C’est la liberté totale, même les enseignants le portent juste sous le menton pendant les cours”, confie un étudiant.

“On nous exige juste d’avoir une bavette, mais la porter ou pas, personne ne nous oblige à le faire”, lâche-t-il encore. Le comble est que même dans les cabinets médicaux et les établissements de santé cette baisse de la garde est également à l’ordre du jour dans le comportement du personnel soignant. Même les malades affichent la même nonchalance à l’égard des mesures de protection à prendre.

Le plus paradoxal est que ces comportements d’abandon des plus simples mesures de prévention survient dans un contexte de vaccination contre la Covid-19.

La vaccination du personnel soignant et des citoyens est d’ailleurs achevée. Une seconde phase est prévue pour être lancée dès la réception d’un autre quota du vaccin, ce qui permettra de vacciner davantage de personnes dans l’espoir d’immuniser le maximum de citoyens.

Pendant ce temps, des cas d’atteinte au coronavirus continuent d’être enregistrés, comme le note un médecin d’une unité de consultation de la Covid-19 : “Il y a de temps en temps quelques cas, certainement pas comme avant, mais il y en a quand même. Je pense cependant que la chaîne de contamination s’est quelque part brisée.

Il y a eu une immunisation des gens qui ne respectent plus rien, sinon c’eût été la flambée avec cet abandon des mesures de protection.” Il reste à noter que tout en se prêtant volontiers à se faire vacciner, les citoyens semblent retrouver une certaine liberté dans ce relâchement. Même les autorités laissent visiblement faire, pour leur permettre de respirer après une si longue période de restrictions. 
 

Amor Z. 

 

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