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ILS POURSUIVENT LEUR GRÈVE DE LA FAIM

Les détenus dénoncent la lenteur de l’instruction

© Archives Liberté

Les détenus du Hirak  à  la prison d’El-Harrach  entament  aujourd’hui leur quatrième jour de grève  de la  faim, pour  protester  contre  leur “détention arbitraire et les lenteurs  dans  l’instruction  de leurs dossiers dont certains traînent depuis deux mois”, ont affirmé leurs avocats, membres du collectif de défense des détenus politiques et d’opinion.

Alors que certaines sources au sein du Comité national pour la libération des détenus (CNLD) évoque un chiffre de 72 détenus en grève de la faim, d’autres sources du collectif d’avocat affirment que ce ne sont pas tous les détenus qui ont rejoint l’action de protestation.

“Hormis deux détenus qui sont déjà à leur dixième jour de grève de la faim, Mohamed Tadjadit et ses camarades l’ont entamée depuis lundi. D’autres comptent observer une grève de la faim symbolique du 10 au 13 juin à l’occasion des élections législatives du 12 juin”, nous a affirmé Me Nassima Rezazgui, jointe par téléphone.

Les grévistes de la faim protestent aussi contre leurs conditions de détention, certains d’entre eux dénonçant aussi leur privation des visites familiales, déjà très encadrées depuis plus d’un an, en raison de la pandémie de coronavirus, expliquent le CNLD et le collectif d’avocats qui dénoncent le recours quasi systématique aux détentions préventives alors qu’elles doivent être une exception, si l’on se réfère à la Constitution.

Parallèlement à cette grève, d’autres manifestants du Hirak viennent d’être condamnés et certains arrêtés et placés en garde à vue à Alger et dans  plusieurs autres wilayas du pays, a-t-on appris hier du CNLD. Il s’agit, entre autres, de la militante Nouara Haddad, dont le verdict de sa condamnation par le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger à 6 mois de prison ferme, assorti d’une amende de 50 000 DA, est tombé hier.

Arrêtée le 21 mai dernier lors de la marche réprimée de vendredi à Alger, Mme Haddad avait été remise en liberté provisoire après sa comparution immédiate le 25 mai dernier et le renvoi de son procès au 1er juin. Hier encore, un étudiant Abdeldjalil Dekdouk a été interpellé à Alger et son domicile perquisitionné aux Eucalyptus.

Concernant Abdeldjabbar Bennouna et Adel Hamma, ils ont été placés en garde à vue et leurs domiciles perquisitionnés, selon le CNLD. Ils attendent toujours d’être présentés devant le procureur du tribunal de Larbaa. À Boumerdès, le militant Brahim Gharbi a été placé hier sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Boumerdès.

Accusé d’“attroupement non armé” et d’“incitation à attroupement non armé”, M. Gharbi a été arrêté mercredi dernier, avec perquisition du domicile familial. À Mila, le jeune Belmerabet Ibrahim a été condamné hier à payer 20 000 DA d’amende. Il était accusé d’“outrage à corps constitués”, d’“incitation à attroupement non armé” et de “publications pouvant porter atteinte à l'intérêt national”, a encore indiqué le CNLD.

À El-Tarf, Salah Zerfa et son frère ont été interpellés le 6 juin par la gendarmerie d’El-Besbas et leur domicile perquisitionné. Ils sont en garde à vue et devraient être présentés ce matin devant la justice. 
 

Lyès MENACER


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