L’Actualité Au dernier jour de grève des travailleurs de l’éducation

Les syndicats exigent des mesures urgentes

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Nabila SAIDOUN Publié 11 Mai 2021 à 23:53

© Archives Liberté
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Les quatorze syndicats autonomes réclament des mesures urgentes en attendant de revoir la politique salariale dans sa globalité.

La grève de trois jours enclenchée  dimanche  dernier par  les travailleurs de l’éducation nationale a connu une large mobilisation  et ce, malgré les mises en  garde  du  gouvernement  qui  a  évoqué  “ une  exploitation  de  l’activité syndicale”. 

C’est du moins ce qui a été soutenu par les quatorze syndicats à l’origine de cette initiative de contestation. Faisant front commun dans le cadre d’une intersyndicale, ces derniers ont déploré hier “le silence de la tutelle” qui, de leur avis, “n’augure rien de bon” et annoncent “une réunion après l’Aïd pour décider des suites à donner” à leur mouvement de contestation.

Pour Sadek Dziri, SG de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), les choses sont claires : “Il nous faut des mesures urgentes que les pouvoirs publics  doivent  prendre  en  attendant  de  revoir la politique salariale.” 

Il poursuit : “Nous avons besoin d’un geste fort de la part des pouvoirs publics, à l’exemple d’une prime spéciale pour le secteur de l’éducation, en attendant de se pencher sur la révision du volet inhérent à la politique salariale.” Zoubir Rouina, SG du Conseil des lycées  d’Algérie (CLA), réclame, quant à lui, “du concret”, soutenant  que “le dialogue ne se  sert à  rien, si ce  n’est  qu’à nous faire perdre  du  temps, notamment  lorsqu’il  y a  absence  de  volonté  réelle d’aller vers le règlement du conflit”.

Il rappelle à ce  titre : “La  révision  du  statut  particulier  des  travailleurs de l’éducation nous a valu 55 réunions menées au bout de trois années  de dur labeur pour aboutir à du néant. Le dossier pourrit aujourd’hui dans  les tiroirs du ministère de  l’Éducation  nationale  sans  que  personne  daigne en tenir compte.” 

C’est  donc  encore  une  fois  un  dialogue  de  sourds  qui  s’installe  entre le ministère de tutelle et les syndicats du secteur, traduisant un conflit où chaque partie campe sur ses positions. Boualem Amoura, SG du Satef, qui s’étonne “du silence du ministère de l’Éducation autant que du gouvernement qui préfèrent ignorer les instructions du président”, persiste et signe que “le conflit est loin d’être fini”. Joint par téléphone, il nous a affirmé hier que “l’intersyndicale se réunira la semaine prochaine pour décider des suites à donner à cette grève qui n’a pas dit son dernier mot”. 

Meziane Meriane, coordinateur du Snapest, a, de son côté, fait part de “sa crainte” de voir les syndicats autonomes exclus du dialogue : “Le Premier ministre parle de dialogue qui, nous l’espérons, ne se fera pas sans nous. Il faut qu’on arrête de diaboliser les syndicats autonomes et qu’on les traite comme un partenaire social à part entière de par leur représentativité.” 
Il ajoute : “Nos revendications socioprofessionnelles sont légitimes. Il faut une politique salariale basée sur une justice sociale. Il ne peut en être autrement.”  
 

Nabila SAÏDOUN

 

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