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DÉCAPITÉE, BRÛLÉE ET JETÉE DANS UNE DÉCHARGE PAR SON PROPRE PÈRE

L’HORRIBLE ASSASSINAT DE KENZA SADAT

© D. R.

Effroyable ! À entendre le procureur du tribunal d’Azazga parler, jeudi, on se croirait  dans  un  film  d’horreur  au  scénario  le  plus  sordide.  Le  récit  du procureur d’Azazga est glaçant. L’adolescente Kenza Sadat, disparue le 1er février dernier à Azazga, a été retrouvée, quinze jours plus tard, démembrée, brûlée et jetée dans une décharge publique à Yakourène. Et l’auteur de cette barbarie n’est autre que le père de la victime.  

“Le 15 février, vers 16h, nous avons reçu une communication téléphonique de la Gendarmerie nationale de Yakouren nous annonçant la découverte de deux membres d’un cadavre d’une victime de sexe féminin dans une décharge publique dans la forêt de Yakouren.

Nous nous sommes alors aussitôt rendus, en compagnie des éléments de la Police judiciaire, de la Police scientifique et du médecin légiste, sur les lieux où nous avons retrouvé une tête séparée du reste d’un corps de sexe féminin et un pied gauche brûlé, dégageant une odeur d’essence.

Aussitôt effectuée, l’identification révèle qu’il s’agissait bien de l’adolescente en question”, a relaté Agoune El-Hadj, le procureur de la République près le tribunal d’Azazga. La description de cette découverte macabre renseigne amplement sur l’atrocité du crime et la sauvagerie de l’auteur. Sans doute un vrai monstre !

L’enquête, qui progressait à pas de géant, a conclu, en un temps record, que le monstre était déjà dans la maison depuis bien longtemps. Il ne tardera pas à se révéler être celui avec qui cette adolescente, qui commençait à peine à ouvrir les yeux sur le monde, partageait sa vie quotidienne : son propre père !  

“Poursuivant l’enquête, la Police judiciaire a immédiatement entrepris de perquisitionner le domicile, où la jeune fille habitait en compagnie de son père, en présence de ce dernier. Un domicile qui s’est vite avéré être la scène du crime, tant des indices et des preuves scientifiques suffisantes et accablantes prouvent que le père, S. A., a bel et bien assassiné sa fille et l’a découpée avant de se débarrasser de son cadavre en le jetant dans la nature”, a révélé le procureur. 

La suite est tout  simplement  glaçante. Terrifiante. Elle a jeté  l’émoi  dans  la salle car elle a restitué la sauvagerie dans sa dimension la plus abjecte. “Il l’a tuée et découpée dans la douche de la maison en utilisant un outil tranchant”, a détaillé le procureur. “Suite à cela, le père a, immédiatement, été arrêté par la Police judiciaire devant laquelle il a, dans un premier temps, nié en bloc les faits, avant d’avouer. 

Et c’est lui-même qui nous a conduits, de son propre gré, à l’endroit où il avait jeté le corps démembré, et c’est à ce même endroit qu’on avait  déjà  retrouvé les  deux  premiers  membres  du  corps”,  a  précisé  le  procureur, non  sans rappeler qu’une semaine avant la découverte du cadavre, ce père a poussé le culot jusqu’à se présenter devant la police  pour déclarer  la disparition de sa fille.

“En date du 7 février 2021, M. F. s’est présentée devant la Police judiciaire de la sûreté de daïra d’Azazga pour déclarer  la  disparition  de  sa  fille  mineure, âgée  de 17 ans,  qui habitait  avec  son père à la cité  de Tizi  Fliki, à Azazga. Durant  la  même  journée, S. A.  s’est, lui  aussi, présenté  pour  déclarer  la disparition de sa fille depuis le 1er février”, a déclaré Agoune El-Hadj. 

À cette horreur commise  froidement, le  monstre  a donc agi de la sorte pour tenter de brouiller les pistes et ainsi se mettre  à l’abri de tout soupçon. Mais, pis encore, selon des indiscrétions, durant sa garde à vue, cet individu de 70 ans, a poussé la cruauté jusqu’à narguer les enquêteurs en répondant à leurs questions avec des sourires narquois jusqu’à l’aube, avant de finir par avouer son crime.

Les  enquêteurs  le  décrivent comme  un  criminel  “très  rusé” .  Un  criminel, soutient un de nos interlocuteurs, sur qui s’applique parfaitement la théorie de Lombroso. Cela, d’autant qu’il n’en est pas à son premier forfait. En 2000, cet homme, qui était agent d’entretien  à  la daïra  puis  chauffeur  de  bus, a déjà froidement tué son propre fils  de 33 ans, dit-on, en plein sommeil, mais il n’a pas tardé à être libéré. Une libération que le procureur n’a pas voulu commenter. 

Le père a été placé sous mandat de dépôt jeudi matin, et le dossier de l’affaire a été transmis au juge d’instruction pour les chefs d’inculpation d’“homicide volontaire avec préméditation en usant d’actes de sauvagerie”. Le mobile du crime demeure, quant à lui, inconnu.
 

Samir LESLOUS

 


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