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Primée au DUBAI OLIVE OIL COMPETITION

Premier prix pour l’huile d’olive algérienne “Dahbia”

© D. R.

Triturée en mode bio, sans composants chimiques et sans engrais, l’huile d’olive Dahbia  s’est imposée devant plus de 360 participants de différents pays.

Après avoir décroché avec brio la médaille Apulée-2020 et sélectionnée à la finale du concours international Dubaï Olive Oil Competition, qui s’est déroulé du 14 au 17 janvier à Bordj Khalifa, l’huile d’olive extra-vierge Dahbia des domaines Hakim Alilèche d’Aïn Oussera (Djelfa) a décroché le premier prix international dans la catégorie Early Harvest (fruité vert intense précoce). 

Soumise à plusieurs tests avant que le jury ne la sélectionne à la finale de ce prestigieux concours mondial, reconnue mondialement pour sa richesse en phénols et polyphénols, des composants bienfaiteurs pour la santé, l’huile d’olive Dahbia, triturée en mode bio, sans composants chimiques et sans engrais, a subjugué les membres du jury et s’est imposée devant plus de 360 participants à ce concours, venant des différents pays, notamment d’Espagne, de Grèce, d’Italie et de Tunisie, qui sont les premiers producteurs au monde d’huile d’olive.

À l’instar de toutes les huiles en lice, Dahbia extra-vierge a été analysée par un premier jury composé d’experts basés à Dubaï, avant qu’une autre analyse ne soit effectuée par un jury composé d’experts internationaux (italiens, japonais, français et brésiliens). Contacté par nos soins, l’oléiculteur Hakim Alilèche n’a pas caché sa joie. 

“C’est un grand exploit pour notre pays. Après 15 ans de travail d’arrache-pied, l’huile Dahbia a fini par conquérir les marchés extérieurs puisque j’aurai la possibilité de commercialiser mon produit sur les sites internet des organisateurs du concours, mais aussi sur un réseau de boutiques de luxe à travers le monde”, nous dira M. Alilèche.

Un producteur originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, contacté par l’agence APS, a indiqué que “l’huile Dahbia est exploitée exclusivement en culture biologique. D’ailleurs, il (Hakim Alilèche, ndlr) a soumis son produit à la certification auprès d’un organisme mondial basé en Allemagne”. À noter que cet oléiculteur d’Aïn Oussera exploite un verger de 40 hectares comptant 15 000 oliviers, dont 9 000 hectares sont en production avec une irrigation en réseau goutte-à-goutte. 

En 2020, le verger a produit 20 000 litres pour une année que l’agriculteur considère comme “difficile en termes de rendement”, alors que ces vergers dépassaient, en temps normal, un volume de 44 000 litres/an. Aussi, explique M. Alilèche, “pour obtenir une huile d’une qualité prémium, les olives sont triturées le jour même de la cueillette au sein du verger grâce à un moulin acquis de Toscane, en Italie.

La cueillette s’effectue à la main, nécessitant une ressource humaine saisonnière d’une soixantaine de personnes, et ce, même si la main-d’œuvre se fait rare”. Selon cet investisseur, la trituration le jour même permet aux olives de ne pas s’oxyder et le taux de peroxyde est d’environ 3%, alors que l’organisme international d’oléiculture pour l’huile extra-vierge le limite à un maximum de 20%.

Concernant son ambition d’exporter, le producteur affirme avoir reçu l’intérêt de clients en France, en Russie, au sultanat d’Oman, mais aussi au Canada, au Japon et aux États-Unis pour la saison prochaine. À noter que le litre est cédé entre 7 et 8 euros pour les distributeurs et à 120 euros le litre dans les boutiques à l’étranger.

 


FARID BELGACEM


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